‹ Calas, melodrame en trois actes et en proseChapitre 65 sur 65 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

LesPrëcédens, EDOUARD, JACOB , LE COMMISSIONNAIRE ,

une foule de personnes garnissant le fond.

TOUS, courant au-devant d'Edouard.

Mon ëpoux!. . . mon pèie. . . mon maître.

EDOUATiD.

Ali.^ madame, j'ai peut-être sa justification, .une lettre de votre fils,

TOUS

Une lettre.

EDOUAUD , au Commissionnaire qui tremble. Où est cet homme à qui tu l'as remise?. . . où est -il ?. . où esl-il .'

lï COMMISSIONNAIRE.

Mon dieu ! • . • c'e'iait^là ... je a' sais pas . • . aticudez. . . il est allé la porter au Capitoul.

EDOUARD

Ah ! courons. . . ( Les portes /oin>rfnl et le Capitoul parait j à sa vue tout le inonde jette un cri et s'arrête. )

SCElNEXIIï.

Les Précédens, LE CAPITOUL, AMBROISE, tous les Juges, etc. peu à près le peuple et les soldats.

LE CAPITOUL

D'on peut venir ce tumulte?... ce rassemblement.'' ( Tous les Juges, etc., sortent de la chambre du Conseil', et renz' plissent la seine. ) EDOUARD, au Commissionnaire , a mesure que les Ju^es sortent. Regarde bien: est-ce lui?

I,E COMMlSSlONNAir.E.

Non.

edooard.

Lui?

LE COMMISSIONNAIKE.

Non.

wad. CALAS.

Je tremble!

EDODAllD.

Prends bien garde ?

LE COMMISSIONNAIKE, Ics Suivaut tOUS.

Non, non , non... ah .' {Ambroise paraît.) Le v'iù , monsieur,, le v'ià; c'est à lui qu' j'ai donné laleii'

TOCTE LA FAMILLE.

Ambroise.

liE GAPITOUL.

Que signifie ?. . .

EDOUARD

Ce traître tient en son pouvoir une lettre qui vous fut adressée : tout annonce quelle justifie Calas; elle est de son fils.

AMBROISE

Moi.

JiE CAPITOUL. .>>

Une lettre.

EDOUARD

Ordonnez qu'on la lui arrache , ou je vous rends responsable de la Mîort de l'innocent.

là

AMSr.OiSE.

lOLS.

Arrêtez .

Ordonnez. . . on'nnnoz.

Lii C\p.TC!L"L.

Ernparez.-vous de lui, ( Di's soldais le saisirsrn! et oi. lejbui.'le . '

Mfld. c^iv^s.

Hai^z-vous. . . hAtez-vous. . . mon o|'Oiix ninrtlic à la tnoM . ( Edouard tevs lu let{r3 en rair , la vioniruni a tout le mon 'e. }

TOUS

La voilà.

LE CâPITOUL.

Donnez ! ( Le Capitoul ouvre et lit j n'cipitammcnt. /ijoiiucmcn générai autour de lui. ) « Qu'on n'accuse personne de mon trépas » Ambroi>o m'a conciuii dans rabyme,et je vaig me donnei lu mon. QSe tournant vers ylmbroise . ) Mnllieureux .

Mad. CALAS.

Sauvez mon époux.

VT capitocl.

Courez ! volez.

EDOCARD , saisissant la leUye.

Donnez, donnez , j''y serai le premier.

AMunoisE , â part.

Je suis perdu !

( Edouard court, agitant la lettre en signe de victoire ; tout lu mond se pr'cipite sur ses pas Tout le fond du théà:r^ nojfre qu'a grouppe immense de personnages. Comme Edouard va s'élanct hors de la salle , un coip de bejfroy retentit: tout s'arrête, l ti einllenK ni universel s'empare de lo'is les ptr onnagcs ; le bvj froi con'inue à sonner lent.'ment. A cfiaque coup, le groupe en lier recule d'un pas, et vient ainsi, en ctionrelant , jmtjues su Vavanl-scine.. Là madame Calas et Pauline tombant à genoux le Capiioul se renverse dans unpiutevil , se cachant lu figure ; i tO'is les Juges, grouppés autour de lui , semblent cruindri; <pie It murs ne s'écroulent sur eux. Ambioise est entouré de soldats , qi tournent avec un geste de fureur leurs épées contre lui. Le pcaj., accourt ci remplit In place publique. )

EDOUAP.D , tenant toujours la letire.

C'en est foit I le crime est consnomiél Tinnocent expire !.. Ecoute ces sons lugubres j ils retentiront à jamais dans vos amesî Les sièck à venir les entendront encore , et le nom de Calas sera gravé dut 'histoire , en caractères de sang I

{^ Ambrais e , renversé par les soldats , lombe un genou en ler''e , « se voit entouré de glaives levés sur lui. )

Ma mère , Pauline , Calas va recevoir la couronne du mari} rs !

Fin du Iroisièmc et dernier Acte^^

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