JACOB, JEANNETTE , LAURENT
JACOB
Ah ! ç't , maintenant , il faut songer à coucher ce garçon.
LAURENT
Oh ! ben/ si vous voulez , moi , je ne me coucherai pas.
JBMHElTE.
Bah.
LAURENT
Vrai , mam’zelle Jeannette ; j’ai 1’ cœur si aise. . . si aise d’ contentement , que j’ suis sûr de n’ pas dormir , ainsi . . .
JEANNETTE
C'est çà , pour avoir la initie longue et les veux rouges ; j 1 veux qu‘ vous dormiez, monsieur, en attendant que vous soyez mon mari. , ,
JACOD.
Parbleu , çà sera bientôt fait , il ne faut que dresser un lit.
, JEANNETTE
Vous, mon pire , allez fermer vos portes ; moi , pendant c’ t«mslà , j’ vas ranger dans c’ pavillon , et faire d 1 la place.
Laurent.
J’ vas avec vous.
C’est inutile.
JEANNETTE
JACOB
Allons, de'péche-toi. . . ( Laurent veut la suivre , il s’établit une ffelile lutte pour l'en empêcher. ) Et moi , je vats chercher la grosse clef pour fermer la grille.
( Il entre sous le vestibule de la maison , et Jeannette dans lepavil- Ion ; ou voit Ambroise descendre, le rempart et se diriger vers la grille. )'
Laurent , seul.
., Tiens, qu'est-c 1 qui passe donc là ?.. c’est -y pas u n e figure d’homme que j’ vois ?. . ( Du bruit et des cris dans le p a n.) Eli ben ! . . eh ben , mon , Dieu.
' jeannette , sortant du pavillon, j
Ah ! . , mon père ! . . mon père . . .
JACOB et LAURENT.
Qu’est- ce que c’est?. . qu’est-ce que co6t?
JEANNETTE
Un homme !.. un homme assassiné. >
JACOB
Un homme assassine'.
LAURENT
Ah ! mon Dieu.
jeannette , montrant avec eflroi.
La . . . là. . . ( Elle court dans la maison. ) M. Calas , au secours > au secours.
( Ambroise se hâte de descendre le rempart et vient vers la grille. Jacob et Laurent entrent dans le pavillon.)