‹ Calas, melodrame en trois actes et en proseChapitre 31 sur 54 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

CALAS, Madame CALAS, 'ËDOUAltt), AMBROISE PAULINE, LECAPITOUL , JACOB , JEANNETTE, des Huissiers , LAU- RENT , Docteurs, Assesseurs, Greffiers, Cardes.

( Jacob entre le premier , fnrlû/ttànt le chemin. Deux hommes viennent ensuite avec des torches alhrtnées y les Soldais les suivent et garni' sent le fond du vestibule. Après eux viennent les huissiers , le greffier , deux juges , et deux hommes qu’à leur costume on doit reconnaître pour des chirurgiens. Ambroise s’est glissé dans la foule , et se. tient caché dans quelques grouppes. . Le CapiToul en grand costume , parait le. dernier; il entre vivement et s’arrête au milieu du vestibule. Madame Calas et Pauline sc jèltnt à ses genoux y Jacob , Laurent, et Jeannette, s’inclinent d’un air suppliant. Calas , plus pics du cabinet, montre la poule ouverte. A nioroise , au fond , suivant le geste de Calas, n.on'rc aussi le cabinet aux jupes. Le Capitoul jète sur tout le monde un regard sévère. Edouard sc tient prêt à relever 1 madame Calas et Pauline. )

CALAS

Monsieur le Capitoul, nous ne chercherons point h déguiser ht vérité ; mon fils n’est plus : j’aurais voulu cacher son crime ; la naiure , ma tendresse pour lui m’en faisait un devoir. Je ne crois pas qu’il soit au monde un père qui me condamne. . . Voyez à vos genoux une famille au désespoir, dont l’honneur, dont le sort, va dépendre de votre humanité !

le capitoul, à madame Calas et à sa fille.

Levez - v'oiip, Madame. ( Edourd relève madame Calas et Pauline.)

( A Calas. ) Vous ne devez attendre d’un magistrat que la justice , «t des lois que la punition du crime.

CALAS

Du crime ! hélas î n’est-il pas expié?

LE CAPITOUL

Il faut que la société soit vengée. ( aux chirurgiens . ) Messieurs, entrez dans cet appartement. . . ( Il indique le cabinet. ) Examinez le malh uroux qui a ces>é <1 • vivre, et faites votre rapport conforme à la vérité. ( î-ladame Calas fait un mouvement pour adervers le cabinet ) restez. Madame. (Les chirurgiens, précèdes de quelques soldats , enlrrn' dans le cabinet. Après qu'l/s sont entrés , un juge s avance pour recevoir les ordres du Capitoul ; celui-ci lui fait signe d attendre , et se tourne vers Calas. ) Remettez & Monsieur toutes les clefs de votre maison, et celles des meubles qui renferment vos papiers.

CALAS

Pourquoi donc, Monsieur? cet ordre n’a point de rapport avec l’événement qui vous amène chez moi.

le capitoul.

Obéissez, monsieur.

CALAS

Jacob, mon ancien serviteur , va vous remettre les clefs, depuis vingt ans il en est dépositaire.

le capitoi'L, au Juge.

Vous avez reçu mes instructions j accompagnez cet homme. ( à Jacob.) Vous, conduisez monsieur, et faites sans observation tout ce qu’il vous prescrira.

JtCOD.

Pardonnez-moi , M. le Capitoul; mais chez mon maître, je ne puis recevoir que des otdres de mon niaitre... si M. le commande, alors . . •

CAt AS.

Oui , mon ami, obéissez aux magistrats.

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