‹ Calas, melodrame en trois actes et en proseChapitre 43 sur 54 · CILS · texte numérisé non relu

CILS

Qd il n. est doux <!e me tevoii ai: >: t ,: u d' tr.a famille , c .tct.vé

«le mes enfans ! . . Oui , de mes enfans , car un ami comme Edouard, des serviteurs tel» que tous ne peuvent être dea étrangers pour moi !.. Et toi , chère épouse. . .( à Pauline. ) Toi, maintenant le seul oh|et de notre amour!.. Plus je sens approcher le moment d’une éternelle séparation, plus ma tendresse est profonde et vive !.. plu» j’éprouve de délices à vous presser sur tnon cœur ! . . Von» pleurez !.. Ah s'il est cruel, s’il est affreux devons quitter, hélas ! je sais qu’il doit l’être encore plus pour toi... (â sa femme et sa fille. ) pour vous, de survivre à notre malheur.

Mad. CALAS.

Ah ! ne crois pas que je supporte un pareil coup !

’ CALAS

Que dis-tu ?.. et notre fille ! . . N’cst-ce point assez pour celte innocente créature, de perdre en seul jour, honneur, fortune, son père et son époux?. . A 11 ! qu’il lui reste du moins sa mère !

JACOB

Et nous, mon cher maître!., nous aussi nous lui resterons toujours !.. ma fille et moi , nous servirons mademoiselle jusqu’à notre dernier soupir.

EDOUARD

Quoi ! mon ami, tnon cœur ne vous est-il pas connu?. • Ah ! si jamais Pauline me fut chère, c’est dans ce jour d’affliction!

calas.

Je vous crois, cher Edouard; mais si je suis condamné, la misère !... l’infamie !.. >

EDOUARD

L’infamie!, il n’en est que pour le crime, jamais pour l’innocence!.. Que dis-je?.. Le nom de Calas s’ ennoblira p.ir le malheur et je suis fier de paitager son infortune!.. Qu’on vous ravisse vos biens, les miens appartiennent à ma mère: vos vertus resteront l’hériritage de votre fille. Pour moi, monsieur, )’ai protesté de votre innocence, je la proclamerai sans cesse, fut-ce au péril de ma vie. O Pauline ! et vous, sa tendre mère, et toujours la mienne, quel que puisse être l’événement qui se prépare, ne me ici irez pas le don que vous avez daigné me faire!. . Venez, mon amie, et pendant que les juge» prononcent sur le »ort de notre père demandon*-lui de vouloir encore nous unir, de confier A notre amour la plus tendre dé» mère»!., et de partager entre nous son infortune, sa tendresse et sa bénédiction paternelle ! ( Ils s’inclinent tous l es deuor aux pieds d. Calas. )

o KL as.

O mes enfans!.. que Dieu reçoive li>vœ ix de mon cœur, ai «p»e me » f'pnffmnces , offertes avec résignation , vous obtiennent I* bonheur qije vous méritez si bien !

( iltv pus précipités sc font entendre ; Laurin t accourt

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