‹ Calcul des probabilités et théorie des erreurs avec des applications aux sciences d'observation en général et a la géodésie en particulierChapitre 46 sur 167 · PÉRIODES · texte numérisé non relu

PÉRIODES

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Ainsi, pendant 40 années, le rapport entre les naissances du sexe masculin et du sexe féminin a été constamment moindre pour les départements maritimes que pour les départements de l'intérieur. Une pareille constance ne semble pas pouvoir être attribuée au hasard.

Une autre remarque essentielle, c'est que pour

TAngleterre, pays plus maritime que Tensemble de la France, le rapport des naissances masculines aux naissances féminines est moindre encore que pour l'ensemble des départements maritimes de la France.

On a cru longtemps à un phénomène plus général qu'auraient présenté les zones maritimes. Ce phénomène était une fécondité plus grande ; les recherches récentes de M. Benoiston montrent qu'il n'y a rien de bien établi à cet égard.

L'influence des mœurs et des habitudes sociales sur les chances des naissances des deux sexes est mise hors de doute, lorsqu'on fait la distinction entre les naissances légitimes et les naissances illégitimes. De 1817 à 1839, le nombre des naissances illégitimes, pour toute la France, a été de 814,524 garçons et 781,238 filles, ce qui donne le rapport 104,26. Un résultat analogue ressort de la discussion des documents statistiques, pour les principaux Etats de l'Europe. On a même vu en 1854, dans le département de la Seine, le nombre des naissances féminines parmi les enfants illégitimes, dépasser celui des naissances masculines.

En général, le séjour des grandes villes exerce une influence incontestable sur le rapport des naissances des deux sexes. Ainsi, à Paris, de 1817 à 1840 inclusivement, le nombre des naissances masculines a été de 340,817, et celui des naissances féminines de 329,142, ce qui donne 103,55. A la vérité, les naissances illégitimes sont beaucoup plus nombreuses à Paris que partout ailleurs en France; mais ce n'est

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