CL4BA
L^idëe est heureuse.
ErGÉ5IE.
Lia comparaison, du moins, est juste en qndqne
point.
D05 ToaniBio.
n y a du remède à tout. N*ai-je pas besoin , mon cher onde , d'une dispense , à raison de la parenté, pour épouser Tune?
nos AL05ZE.
Sans doute.
I>05 TO&EIBIO.
Eh bien ! demandons-en deux. Je paierai double; et (»mme cela , chacune de tous ayant la sienne , je TOUS épouserai toutes les deux. Au reste, j^aTais our blié de tous le demander , oommatit tous portei- Tous tous les trois ?
D05 AL03PZE.
Je me trouTe très-heureux de Toir ma patrie et mes en&ns, et tous, à qui je destine le firnit de
DOW TORHIBIO.
Je mérite tout cela , et bien davantage. Si vous voyiez ma généalogie , mes cousines ! le plaisir vous rajeunirait : elle est dans un beau fourreau de velours cramoisi ; et tous mes ancêtres y sont peint^ comme de petits saints tout dorés : je l'ai là-bas dans mes besaces ; je vais la chercher pour que vous voyiez que je ne vous ments pas*
( Mario Nugne entre, )
MARIE NUGNE.
Le dîner est sur la table.
DON TORRIBIO^ effrayrf.
Ah ! mon oncle ^ qu'est-ce donc? avez-vous amené des Indes cet animal qui n'est ni homme ni femme 9 et qui parle?
DON ALONZE
C'est une duègne.
DON TORRIBIO
Duègne ou non , la bête est-elle apprivoisée?
MARIE NUGNE, à Euge'nie et Clara,
U est brutal , le cousin.
EUGÉNIE
Non f non , c'est un imbécile.
DON ALONZE
Comment avez-vous laissé votre père et votre V famille?
DON TORRIBIO
C'est tout au plus si je m'en rappelle.
MARIE NUGItE.
Je vous répète que la table est servie.
DON TORRIBIO
Et OÙ est-elle cette table ?
MARIE NUGNE.
lià^edans.
DON TORRIBIO
Je ne sais si je dois le croire.
MARIE NDGNE.
Pourquoi en douteriez-vous ?
DON TORRIBIO
Parce qu'entre les instructions qu'on m'a données^ est la recommandation de ne rien croire de ce que disent les duègnes : mais je le verrai bientôt. Pardonnez; avec vous^ je ne fais point de façons.
(Htort.) CLARA.
Il est gentil , le cousin !
MARIE NUGNE.
11 n'est pas beau; mais^ en revanche, il est bien vilain.
EUGÉNIC
Je ne conçois pas comment les gardes de la santé ont laissé entrer cette peste ^'®^.
DON ALONZE
De quoi donc êtes- vous tristes toutes deux?
TOUTES DEUX
Moi ? de rien .
DON ALONZE
Je vous entends ; les manières et la mise de mon
JOURNÉE I, SCÈNE IIIi 75
neveu vous ont dëplu. Vous autres^ vous ne pensez qu'à cela ; mais vous verrez bientôt combien l'air de la capitale et la société le formeront en peu de temps. Tous nos jeunes gens arrivent comme cela; et bientôt après ce sont les plus aimables. Je ne puis vous dire combien je suis satisfait de voir revenir à mes petits-fils le bien de mes aïeux. Par le ciel ! Torribio épousera Tune de vous deux , sans que pour cela l'autre pense qu'elle aura un mari d'une autre tournure. Je ne veux pas que la fortune^ qui m'a coûté tant de soins et de peines, soit dissipée par un jeune étourdi qui dépense , en bas de soie , de quoi fonder un majorât. Si je voyais mon gendre donner pour un chapeau de castor vingt ou trente réaux , fruit de mes sueurs, je crois que j'en perdrais le sens. Ainsi, mesdemoiselles, il n'y a plus rien à dire. Mettez seulement dans votre tête que Torribio ej un autre comme lui doivent être vos époux.
( Il sort. ) GLÂRÂ.
Je perdrais plutôt la vie.
EDGÉISIE.
Pour moi , non ; mais je resterais fille , et c'est plus pénible encore.
( Elles sortent. )
FIN DE LA PREMIERE JOURNEE
76 GARDEZ-VdUS DE fc'EAU QUI DOKT,