ACTE I, SCÈNE 11. ai
sayë de dormir | mais dans cette auberge on ne dort point.
DOIÏ|L FIiàNCI$GA.
Il est Trai... et quels cousins I Maudits soient^ils; la nuit dernière il ne m'ont pas laissée en repos!... Mais voyez ( elle délie le mouchoir et montre ce quinr dique le dialogue) ^ voyez éombien de jolies choses j'apporte : des rosaires en nacre ^ des croix de cyprès ^ la règle de saint Benoît, un petit bénitier de cristal. •• voyez qu'il est joli! deux cœurs de métal... que sais-je tout ce qu'il y a ici... Ah! et un^ clo^ diette de terre bénite pour le tonnerre.... Mille choses I
DONA IRÈNE
Bagatelles que lui ont données les mères : elles étaient folles d'elle.
DONA FBANGISGA.
Comme elles m'aiment toutes! Et ma tante, ma pauvre tante, elle pleurait tant.... elle se fait déjà vieille.
DONA IRÈNE
Elle a beaucoup regretté de ne pas vous connaître.
DONA FRANGISCA.
Oui , c'est vrai ; elle disait : Pourquoi ce monsieur D*est-il pas venu ?
DONA IRÈNE
Le père chapielain et le recteur nous ont accompagnéeo jusqu'à la porte. '
DONA FRAIICISGA.
Tiens ( elle renoue le mouchoir et le donne à Jtita m remporte ainsi que les mantilles , dam là cham"
bre de dona Irène ) ; serre^moi tout cela dans le grand panier. Regarde; porte-le comme cela, bien. légèrement... Ah ! mon Dieu I-tu viens déjà de cassep^hf'sâinte Gertrude en; sncreh
•RITA
N'importe, je la mangerai.
■ 'S€È'NE m.
nONA IRÈaXE, DONAFRANdsCAyM^^
DOIfA FRANCrsCA.
'' * llèntro-ns-nous, maman, où restdhs-hoiisi»?
DONl IRÈNE.
Tout à l'heure, mon enfant; je veux me reposer ùh moment.
ÔON DlÉGO. ,
La chaleur s'est fait sentir aujourd'hui dafns les formes.
Et quelle fraîcheur il faisait dans ce parloir ! El» vérité c'est un paradis. .
DON A FRANCISCA. Elle s'assied près de sa mère.
Eh bien , avec tout cela , cette religieuse si grosse, qui s'appelle la mère Angoisses, suait bien fort..... Ah! comme elle suait, la pauvre femme!
DON IRÈNE
C'est ma sœur qui est une femme bien délicate !