‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 105 sur 250 · ACTE II, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IL

mêle tous les meubles^ transporter des matelas, et dans ce remue-ménage les eflfets s'abîment inévitablement ; tout cela vient cependant de ce qu'on n'a pas seulemcAt deux chambres libres où on puisse mettre des lits : c'est une chose très-gênante,

DON JUAN

Je le vois* . . .

DON ROCH

Que disiez-vous?

Je disais que vous avez parjEsiitement raison de vous plaindre.

DON ROCH. ,

Ah! qui pourrait dire le contraire? Cela est au point que ma sœur, voyant l'embarras qu'il y a dans la maison ,. s'est décidée à retourner chez elle*,. Car ici, en vérité,.... il faut le voir pour s'en faire une idée; c'est une confusion horrible. Moi, je vous traite sans façon , et cela né peut pas être autrement. Vous le voyez, pour vous donner un lit pour une seule nuit, pas davantage, il a fallu bouleverser la maison ; et certainement je regrette de toute mon âme de ne pas pouvoir vous conserver*.;. ( A part.) Rien ! C'est comme si je parlais à un mort, (Haut.) Béatrice vifent : je vais à mon bureau ; Car c'est aujourd'hui jour de courrier, et j'ai encore quelques lettres à fermer.

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