ACTE II, SCÈNE IL
mêle tous les meubles^ transporter des matelas, et dans ce remue-ménage les eflfets s'abîment inévitablement ; tout cela vient cependant de ce qu'on n'a pas seulemcAt deux chambres libres où on puisse mettre des lits : c'est une chose très-gênante,
DON JUAN
Je le vois* . . .
DON ROCH
Que disiez-vous?
Je disais que vous avez parjEsiitement raison de vous plaindre.
DON ROCH. ,
Ah! qui pourrait dire le contraire? Cela est au point que ma sœur, voyant l'embarras qu'il y a dans la maison ,. s'est décidée à retourner chez elle*,. Car ici, en vérité,.... il faut le voir pour s'en faire une idée; c'est une confusion horrible. Moi, je vous traite sans façon , et cela né peut pas être autrement. Vous le voyez, pour vous donner un lit pour une seule nuit, pas davantage, il a fallu bouleverser la maison ; et certainement je regrette de toute mon âme de ne pas pouvoir vous conserver*.;. ( A part.) Rien ! C'est comme si je parlais à un mort, (Haut.) Béatrice vifent : je vais à mon bureau ; Car c'est aujourd'hui jour de courrier, et j'ai encore quelques lettres à fermer.