‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 112 sur 250 · DON ROCH, DON A ISABELLE · texte numérisé non relu

DON ROCH, DON A ISABELLE

DON ROCH

Si elle avait vu !.. • mais non «

DONA ISABELLE

Vous m'appeliez ?

DON ROCH

Non certainement ; c'est un prétexte dont tu le sers pour venir ici. Il paraît que nos hôtes s'en sont allés.

DONA ISABELLE

Je pense que oui.

DON ROCH

Que dis-tu de ce don Juan? Vois-tu comme il est poli^ magnifique et spirituel? Qui l'a connu jeune

et le voit maintenant Ah! ces jeunes gens nous

font bien vieux. ( A part. ) Comme la coquine garde le silence. ( Haut. ) Il me semblé que j ai quelque idée de t'avoir vue chez don Alvaro , du vivant de cet estimable négociant.

DONA ISABELLE

Cela est vrai.

MÉlAÉI

AGtEÏI.SÊÈNÊtï* ■'■■ &«S

DON ROCH

Oui, je m'en souviens bien. Gomme vous étiez tous étourdis ! cfuel tapage vous faisiez dans cette salle obscure > pendant les soirées rfluïvér, laûdis que nous allions jouer au reversi, don Pedro, don Ândres, don Martîi di Uticftti}# etanbi ! Quels hommes c'étaient là. Ah! certes, ceux-là étaient des hommes .... Tu pleures ?

Non, monsieur.

DON ROGH.

Je v6is \aea que tu pleures. Bis la yérîtç ; <ju ^^- Ift? îl y a quelque mystère là-dessous,; disj pouï^quc^ pleures-tu?

Ne vous en étonnez point, ptAsqtrti te que vous venez de dire me rappelle cet heureux temps....

•blOtil'ROCH.

Cet heureux temps où tous alliez folâtrer...

DONA ISABELLE

Non certes...

DON ROCH

Toi , don Juan , d'autres jeunes filles et le fils de ion....

D'dÏN'AÏSÀtfÉLL'E.

Ce n'est pas cela.

DON ROCH

Et le fils de don Blas, oii, une fois entrés dans la cuisine, vous n'y laissiez pas u^e écnelle lii une

ao6 LE VIEILLARD ET Là JEUNE FILLE, casserole en place. ( Prenant un ton plus sérieux,) Ces jeux-là, Isabelle, ces jeux-là...

' DON A. ISABELLE, à part.

Ah ! malheureuse !

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