ACTE II, SCÈNE YIII
DON ROGH.
Je ne considère rien ; il faut absolument que je le voie.
GINES. '
Le voilà , puisqu'il le faut absolument.
(Il lui remet le papier , et don Roch le lit. ) DONA ISABELLE, àpart.
Que dira ce papier?
GINÈS
Voilà un homme qui ne fait pas de complimens.
DONA ISABELLE, àpart.
Je suis toute tremblante .
DON ROGH, remetUntlepapieràGinès.
Prends et porte-le bien vite.
G INÈS
Mais mon maître est-il à la maison ?
DON ROGH.
Il n'y est pas, à ce que je crois.
DONA ISABELLE
U n'y est pas, il n'y est pas.
Serviteur, monsieur et madame.
DON ROGH.
Bonsoir, l'ami.
2o8 LE VIEILLAKD «T LA JECNC FILLE,
■ SCÈHE ÏX. "
DON ROCH^ DONA ISÂffîLLE.
DON ROCH. '
Il parait qu'en efTet don Juan s'en va.
DONAISABEtL-E. ' '
Comment? où donc va-Hl?
Voilà pourquoi on pleurait toutà l'heure. ( Haut.) Aujourd'hui même il doit s'embarqu^er..^ Queji^^t^?
DO VA l$A£EL%.E.
Moi, rien.
DON ROCH
Le vent est favorable pour sortir d^ pprt»ietil me paraît très-convenable pour lui d^aller en Amérique ; là, s'il se livre au commerce, il a beaucoup de chances dtfe isuccès. H iest vrai que Je Sui vois peu de goût .pour le comcnerce; mais enfin, puisqu'il a pris son parJLi , il ^aît bien pe4m|H#i il s'en va et où il va, car il n'est pas maladroit... Que dis-tu?
t)bNA rSABELtï:.
Rien, monsieur.
C'est un jeune homme de bon ton et qui annonce les plus heureuses inclinations. J'ai "été on ne peut pas plus enchante' de le recevoir chez moi, et quoiqu'il y soit reste' peu de temps, j'ai reconnu en