ACTE I, SCÈNE III. a
ï Ceci est une bonne chose.
DOUA IRÂNE.
Oui monsieur; mais comme la famille est si déchue depuis ce temps... Que voulez-yous? là pu il ' ny a pas de richesses. •• Cependant^ quoi qu'il puisse arrlyer, on s'occupe en ce moment d'ëcrire sa vie. Et qui sait si un de ces jours on ne l'imprimera pas, avec l'aide de Dieu.
Oui, sans doute; tout s^imprime aujourd'hui.
DONA IBENE.
Ce qu'il y a de certain , c'est que l'auteur, qui est neyeu de mon beau-frère , le chanoine de Castroleritz , y travaille sans relâche , et à l'heure qu'il est, il a déjà écrit neuf tomes in-folio , qui comprennent les neuf premières années de la vie du saint évêque.
Comment? pour chaque année un tome ?
DONA IHENB.
Oui, monsieur; c'est là le plan qu'il s'est proposé.
Et à quel âge mourut le vénérable prélat ?
DONA IRÈNE
A quatre-vingt-deux ans, trois mois et quatorze jours.
DONA FBfANCISCA.
Je m'en vais, maman?
a6 LE OUI DES JEUNES FILLES,
OONA IRÈNE.
, Eh bien oui , va-t'en ; bon Dieu ! que tu es pressée*
DOUA FRANCISCA
Voule2>-vousquejeTOus fasse une révérence à la française^ monsieur Diego.
Oui , ma fiïle; voyons.
DONA FRÀNCISCA.
Regardez; c est comme cela.
Charmante enfant ! Vive , vive la Paquita !
DONA FRANGISCA.
Pour vous une révérence, et pour maman ua baiser.