‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 122 sur 250 · DON A ISABELLE, DONA BÉATRICE · texte numérisé non relu

DON A ISABELLE, DONA BÉATRICE

£iim}i; il paraît que Dieu ordonne tout pour notre bien. Don Juan, connaissant à quoi il s'expose en restant ici, va partir; l'escadre mettra à-layoilq ce matin même. Maintenant Isabelle, je suis coiîh. tente, et toutes mes craintes ont cesse. Calme tes in-i quiétudes , puisque enfin il est parti; né t'imagine» pas que ton mari ait rien soupçonné. Non, je le con-?^ nais, j'ai étudié son caractère, et d'ailleurs en si peu* de temps, il n'est pais possible qu'il sôit parvenu à pénétrer ce mystère ^ ta prudence fera le reste. Il t'aime et si tu t'efforces de te conduire à son gré , tu verras que tout peut encore se réparer.

DONA ISABELLE

Oui , Béatrice, telles sont mes intentions; tu dissipes mes craintes. Je connais mon erreur , je connais les dangers dont m'environne une aveugle passion , qu'il faut nécessairement chasser de mon cœur. Ah! ma sœur, ces murs m'accusent, de quelque

da4 LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE, côté que je tourne mes regards.... Oh ! que la vérhé a de puissance I

DONA BÉATRICE

Il est naturel, Isabelle^ que maintenant tu te sentes faible et troublée. T\l es jéuné, et un coup si rude a dû te faire beaucoup de mal. »

DONÂ ISABELLE.

Que quiconque a aimé aussi sincèrement que moi dise ce qu'il en coAte.

DONA BÉATRIGE;

Par la suite , Isabelle , lorsque tu auras banni de ton cœur ces souvenirs funestes, uniquement consacrée au soin de ton ménage eta ton époux, libre de toute agitation , tu couleras une >yi6= paisible et beureuse, bien qu'aujourd'hui cela t6 -patàiisé iiii^ possiUe.' Oui , ma bonne amie , ti'eik' do^itite paS; l'habitude de vivre ensemble fii^if p» pMdmi^ Fattachementk Que tu seras heurtiuse àldt^ ! ^jMr^ d'hui tu pleures et tu gémis sur fdîll ^îi> r Uii jdttr viendra où tu rougiras de ces pleura, et rà" tù diras, en te rappelant ces cruels momens f a Mo^ÉêOiéu , par >i quelle passion je fus maîtrisée î Ma raiëdii était » troublée, cela ne- pevit être atttWi»ét% j' tiar, sa » j'avais pensé au danger qui m» ÉoténMiçàîtV ThotH }} neur m'eût à^ rinstant pi^ésé#vée #ttiife pareille » erreur. Insensée! je pleurais l'absence de don » Juan : je pus la voir avec douleur, qjaandje » lui ai dtt mon repos et Tamour de mon mari!*- » Quel àveUgteiriérit ! . • . quelle faiï)lesse ! »

DONA ISABELLE

Ah ! Béatrice ! . »

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