SCÈNE XIL
LE BARON, FERMINA, elle portp difierens ajustemens de femme qu'elle pose sur une chaise; elle s'approche de la porte et appelle.
FERMINA.
Pascal! , v
LE BARON. '
Dis-moi, quelles sqnt ces parures?
FERMINA.
Ce sont des yétemens dé ma maîtresse, qu'il faut avec toute la dextérité possible agrandir, rapetisser, doubler , raccommoder , garnir , défigurer de manière à ce qu'ils paraissent à peu près neufs. . . et madame Voulait absolument que je. fisse tput cçla moi-même.... joli ouvrage! comme s'il n'y avait pas de tailleurs !
LE BARON
Pauvre Fermina !
FERMINA, appeUnt.
Pascal !... je suis sûre qu'il est au cabaret, à regarder le portrait de Charlemagne. Pascal]
LE BARON
Je lui dirai de venir.
FERMINA. ' ^
Non ^ monsieur, j'irai moi-même.
4oo LE BARON,
hésiter et craindre quoi que ce» soit : mon Isabelle
m'est trop précieuse pour m'exposer à la perdre.
( n hii pread la «uni avec tendren^.) ISABELLE.
Léonard , mon ami... je ne sais que dire... fais ce que tu voudras. Dans un tel péril , toi seul sais ce qui convient le mieux. Moi ^ malheureuse ! que puis-je faire? pleurer ... Adieu. Fasse le ciel que je te revoie bientôt plus heureux ^ et que nos douleurs reçoivent quelque adoucissement I
LÉONARD
La fortune a toujours favorisé Faudace , et k lâche qui la redoute l'a toujours trouvée contraire.