SCÈNE XV
Les précédens ^ ISABELLE.
(Elle entre, tenant À la main une lumière qu'elle pose sur la table. )
ISABELLE
Ma mère , n'avez-voiis pas entendu le bruit qu'on fait dans la rue? Des cris, des coups.... Je suîs toute tremblante. Il paraît que quelqu'un d'eux s'enfuyait , et que les autres le poursuivaient....
M"»«. MONIQUE. y
Eh bien , qu'y a-t-il dans tout cela ? C'est sans doute la garde qui fait sa ronde.
FERMINA.
Ah ! mon Dieu ! n'ai-je pas entendu un coup de fusil ?
(On entend dans le lointain le bruit d'une arme k feu. ) ISABELLE.
Silence !
FERMINA.
Que sera-ce ?
PASCAL
Quelle peur j'ai !
ISABELLE
Allons h la fenêtre de la salle.
M»». MONIQUE
Quelque dispute, qui en définitif se trouvera être fort peu de chose.... Allons.
( On frappe à la porte de la maison. )
446 LE BARON
PASCAL
Abi!
ISABELLE
Comme on frappe !
M—. MOKIQUE. à pui.
Prends cette lumière , et yois qui est là •
PASCAL
Et Êiut-il ouvrir?
M"*. MONIQUE
Non y si tu ne connais pas ceux qui frappent.
ISABELLE
Termina y descends ayec lui.
PASCAL
J'ai bien peur, Termina; ne me quitte pas, marchons ensemble.