‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 245 sur 250 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

DON PEDRO, PASCAL, TERMINA, les précédentes.

(Don P<fdru entre prccipitamment. Pascal porte sous son bras un paquet enveloppe' qu'il pose sur la table. Fermina les procède, portant une lumière.)

DON PEDRO

Ma sœur, Isabelle, rëjouisse2>-vous, votre hôte a tenu sa parole.

M««. MONIQUE

Comment ?

ISABELLE

Que dites-vous ?

DON PEDRO

Qu'à l'heure qu'il est vous n'avez plus de baron chez vous. Il est tellement pressé, qu'ayant la porte à sa disposition , il a choisi la fenêtre pour sortir ; et que , pouvan t s'en aller en carosses dorés , avec des attelages napolitains , des laquais , des^ pages et des gardes , il s'en va par le chemin d'escampette d'un tel train , que le diable ne l'attraperait pas. Facorrillo ^ le sacristain , et le fils de la Tomasa , qui sont deux vrais lévriers lorsqu'ils se lanqjent à la course, se sont mis à sa poursuite; mais je crains bien que tous leurs efforts soient vains. Dans le commencement notre homme a voulu faire le vaillant ; il tire un coup de pistolet qui n'atteint personne, et à l'instant on lui décharge sur les reins deux ou trois coups de bâton si solides, que, s'il en eût reçu un quatrième.... Mais son bonheur a voulu qu'il l'évitât.

448 LE BARON

Alors y jetant à terre ce paquet qu'il emportait^ il se mit à courir si lesteipent qu'il semble que ses pieds ne soient pas des pieds , mais bien des ailes.

Fermina, viens; ils Tculent me rendre folle; ▼iens.

(Elle prend une loMière et sort préôpitamment par la porte do fond, suiTÎe de

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