‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 30 sur 250 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

pour ne pas vous dëfanger , je suis venue ici. Il y fait d'ailleurs beaucoup plus frais.

DONA IRÈNE

Mais cette fille, que fait-elle ? pourquoi n'apportet-elle pas une lumière ? Pour la moindre chose, elle reste une année.,... et moi qui ai un caractère vif comme la poudre.... enfin à la volonté dp Dieu... Et don Diego n'est pas venu?

DONA FR4NCIIPA.

Je crois que non,

DONA IRÈNE

Réfléchis bien, ma fille, à ce cpie je t'ai dit, et songe que je n'aime pas à répéter une chose deux fois : ce monsieur est fâché, et avec grande raison ...

DOUA FRANCISCA

Bien ; oui madame, je le sais : ne me grondez pas davantage.

DONA IRÈNE

Ceci n'est point te gronder, ma fille , c'est te conseiller. Comme tu n'as pas assez de jugement pour apprécier le bien qui nous est tombé des nues«... et le besoin que j'en avais ; car je ne sais ce que serait devenue ta, pauvre mère... toujours maliade ou convalescente.... Les médecins, la pharmacie.... Quand on songQ que ce bourreau de don Bruno ( Dieu veuille le couronner de gloire) se permettait de demander vingt et trente réaux- pour chaque cornet de pilules de coloquinte et d'assa-fétidaL,. Sais-tu qu'un mariage comme celui que tu vaj9 faîn) ne se rencontre pas souvent? Bien que ce soit k»

oraisons de tes tantes , vëritables saintes^ que nous devions remercier de cette fortune, et non ton mérite ni les peines Ique j'ai prises.,. Que dis-tu?

DONA TRANGJSCA.

Moi, rien.

DON A IRÈNE

Tu ne dis donc jamais rien? Dieu me soit en aide, ma fille.. .. En te parlant de cela , il ne te Tient rien à dire !

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