ACTE II, SCÈNE XVI
RITA
Positivement.
DONA FRANGISGA.
Indigne L . . • homme indigne !
RITA
Mademoiselle. ...
DOlïA FRAlïGISGA.
En quoi a pu t'offenser une malheureuse !
RITA
Je suis toute tremblante.... Mais..., cela est incompréhensible. ... je ne parviens pas à m'expliquer quels motifs il a pu avoir pour cette résolution subite.
DONA FRANGISGA.
Ne Tai-je donc pas aimé plus que ma vie? N'a-t'il pas vu ma tendresse sans borne ?
RITA
Je ne sais'que dire en ct>nsidérant une action si infâme.
DONA FRANGISGA.
Que pourrais-tu dire? qu'il ne m'a jamais aimée, qu'il se joue de ses sermens.... Est-ce donc pour cela qu'il est venu?.... pour me tromper, pour m'abandonner ainsi ?
( Elle se lève , RiU la soutient. ) HITA.
U ne me parait pas naturel de penser que son voyage ait eu un -autre but... de la jalousie.... quelle raison aurait-il eu d'en concevoir ? et cela même ne devrait que le rendre plus amoureux.... Il n'est
point poltron, et il n'est pas possible de croire quil
ait eu peur de son rival,
DONA FRÂNGISCA.
Tu t'épuises vainement en conjectures ; dis que c'est un perfide, dis que c'est un monstre de cruauté , et tu auras dit toute la vérité.
RITA
Rentrons, il peut venir quelqu'un , et..,.
DONA F'bAIîCISCA.
Oui, allons-nous-en.... allons pleurer.... et dans quelle situation il me laisse!... Conçois-tu bien toute sa noirceur?
BITA.
Oui, mademoiselle ; maintenant je le connais.
BOTHJL FRANGISCA.
Comme il a su feindre.... et avec qui? avec moi... ai-je donc mérité d'être trompée si indignement?... était-ce la récompense que méritait ma tendresse? Dieu de ma vie, quel est mon crime?... quel est-ii?
( Rita prend la lumière, et ellea entrent toufes les deux dans la cliambre de dona
Francisca. )