FLO
IjX moi, jfQ Y0i3 (||9e XQm e( Tci^taj», yoinA diW^, deiM, kmm'
DON FÉLIX
11 parait, madame, que les fliQ4 fipes^AMtes supplications ne seryent de rien auprès de yoh^.
* Un poqaiai«. ^uitito «et kp (JiffimOif 4e 9Qgfi9^%,(^ ei\Uirm^m>\^àimaimf de poco (peu).
* Les couplets de Galaynos {Uu copias de Calaynos) qui célèbrent les amours du Xaore Calaynos avec l'infante SéTîUe, sont populaires en Espagne.
^ Comiift TtiAtMl vieii4i d'aoeiisM ilprik 4» f«N»^ d» kk a»nl^ mtk h uro^M» cete<i te moque à ion toar de* pratiques d'une dusse dévotion. «
DONA 8ERAFINA.
Il me semble à moi que vous n'avez pas à tous plaindre si je ne me découvre pas.
DON riusL.
Comment cela?
DOftA SBRATINA.
Yoas avez protégé une femme yoilée , vous yoyez une femme Yoilée... vous devez être satisfait... Adieu, nous nous reverrons bienti^t t et peut-être aujourd'hui.
noif Fiux.
Attendez... vous ne vous en irez pas; j'ai à choisir de vous laisser aller comme un sot , ou de soulever votre voile comme un cavalier discourtois ; eh bien 1 de deux maux je veux choisir le moindre, et...
On frappe à la porte.
UDORO, du dehors.
Ouvrez.
nON FEUX.
Qui frappe là?
DOfÏA SBRAFINA, bOS, à FlOfa.
C'est la voix de mon père.
FLORA
Et comme...
DONFiLIX.
Vois, Tristan, ee que c'est.
DOf^A SERAFINA.
Attendez que je sois partie... Il doit y avoir ici une autre porte?
DON FÉLIX
Non , vous ne sortirez pas de ce côté, car ce serait un outrage pour dona Serafina, et je ne veux pas qu'on me reproche d'avoir abusé à ce point de l'hospitalité.
TRISTAN, revenant.
Cela va mal, vive le Christ I Monseigneur, c'est le seigneur Lidoro qui firappe.
DONA SERAFINA
Je vous en conjure, laissez-moi sortir par ici.
DON FÉLIX
Pour cela, non ; peu m'importe qu'on trouve ici une dame, tandis que...
DONA SBRAFINA.
Qui vous empêche, seigneur don Félix?...
DON FÉLIX
Je ne veux point, vous dis-je, manquer à ce que je dois à dona Serafina.
DONA SERAFINA
Elle vous saura gré elle-même que vous m'ayez laissé sortir, je vous en réponds.
JOURJNfiB n, SCfiNE IIL 135
DON viLa.
Prouvei-le-moi.
DOftA 8BIUF1NA, ioulevant $on voile.
Tenez, regardez.— Voulez-vous toujours qu'on me voie?
DON VÉLOi.
Dieu! qui Teût imagine!... Sortez, sortez, madame, et pendant ce temps-là je vais moi-même ouvrir à votre père, et je le retiendrai un moment pour qu'il n'aperçoive pas même votre ombre.
DONA SBRAFINA.
Viens, Flora.
FLORA
Et vite; il arrive.
DoJla Serafina et Flora vont pour sortir, lorsque entrent DOft A VIOLANTS et NICE.
DOKA VIOLANTS.
Veuillez me dire , je vous prie , si c'est ici l'appartement de don Félix.
DO^A SERAFINA
Je n'en sais rien.
DoSa Serafia et Flon lorleal.
DOftA VIOLANTS.
Cette dame n'a pas l'air content.
Nies.
' 11 y a ici d'autres personnes qui pourront nom le dire.
Entre LIDORO.
DON F^LIZ
Eh quoi ! seigneur, c'est vous qui faites tout ce bruit-là chez vous ?
LIDORO.
Eh ! sans doute ; car chez moi on me traite en étranger, et outre que l'on ne m'ouvre pas, j'ai à me plaindre de l'homme que j'ai le mieux traité.
DON F^LIX
En quoi vous ai-je désobligé, seigneur ?
LIDORO.
En beaucoup de choses.
DON FÉLIX, à part.
Hélas! il sait tout... et le pis est que Serafina ou n'a pas eu la force de s'enfuir, ou n'a pas pu ouvrir la porte.
Entre DON CÉSAR.
DON CéSAR.
Quel est ce bruit, seigneur ?
DONA VIOLANTS.
Ahl Nice, voilà don César!
NICE
Allez lui parler,
DO»A yiOLANTB.
Je n'ose devant tous ces témoins.— Silence; écoutons.
LIDORO.
N'al-je pas raison de me plaindre, lorsque tous deux tous vous conduiseï à mon égard avec si peu de ft'anchise? Je vous priais de voir plutôt en moi un cavalier que l'Intendant de la justice, et de me dire où était cette dame, pour que j'arrangeasse votre affaire à l'amiable. Vous avez nié obstinément qu'elle fût ici, et vous avez mieux aimé qu'elle apprit en vous cherchant par la ville (^ue don César était chez moi prisonnier!
AONA VIOI^NTB, à JMrft.
Don César prisonnier 1
UOORO.
Ua 4e mes eapions m'a dit qu'elle s'étMt îQfonanée 4« c^on Félix. Sur ce, j'ai fait garder les portes, et elle ne m'échappera pas... -^ Mais n'est-ce pas eUe que je vois?
Seigneur» oetto duM n'eat pas celle que vous pensez. Celle-ci est entrée par hasard dans cette maison.
LID<HIO.
Vous ne me ferez pas accroire que des dames courent après des . ' hommes à peine anivés dass celte viUe , el surtout qu'elles les* viennent chercher chez moi. Allons, madame, vous êtes reconnue» découvrez-vous.
DON CÉSAR, hoê, à dhn Félix* H simaglne que e'^est dofia Ylolante.
DON FÉLIX, bdSy à don César, Ahl don César, je tremble 1
doSa violante, à |wrt.
i^ ai^JCi 6BMBQU r
UDORO.
N'étes-vous point dona Violante, fille du seigneur Aurelio?... N'étes-vous pas venue cherdier iel don FéHx f
DONA VIOLANTE
Qu'est-ce que cela signifie, 6 ciel ? Qui donc peut lui avoir appris qui je suis? (Se découvrant,) Oui, seigneur, je suis dona Violante.
DON FÉLIX
Dieu! qune vois-jet
•eiiciflum.
Ouil elle I
doSa violante»
Oui, seigneur, je venais chercher don Félix dans cette maison où je retrouve don César , et où j'espère une protQcUon <iue je sollicite à vos piedi.
JOUBNEB H, SCENE III. • 127
DON FÉLIX, à part.
Qu'est ceci?... Qui donc a opéré sitôt uo si grand ciMngement?
DON CÉ9AR, à part.
Qu'est ceci?... Comment dona Violante est-elle venue dans cette maison ?
UDORO.
Eh bien ! aTOuerez-Tous à présent que tous m'ayiez trompé?
D6N céSAR.
Je ne vous ai pas trompé puisque je m'étonne de la Toir. {A doUa Violante. ) Ingrate ! perfide ! cruelle ennemie de mon repos, corn-» ment êtes-yous venue en ce lieu ?
DONA VIOLANTS.
Pourquoi me parler ainsi, don César, lorsque je me suis exposée pour vous à tant d'ennuis, de fatigues et de dangers?
LlDORO^
Vous voyez, c'est bien elle.
PQNCiSAI^.
N'est-ce pas assez, beaulé traîtresse, que vous m'avei trompé làbas, sans que vous essayiez encore de me tromper ici ?
DONA VIOLANTE
Moi I je vous ai trompé?
DOIf GÉfAR.
Vous le savez bien.
DONA TlOLAmS*
C'est donc là ma léeonpense?
DON césAR.
Vous en doû-je une autre Y
LIDORO.
Ce n'est pat le moment de vous eiplH|uer. Sui^PiMMi, madame;
et Bien que je ne le doive pas à don Félix ni à don Céaar, je suit celui que je suis, et j'agirai pour le mieux de vos intérêts... ( A don F4Hâ».} Vous, attendei-mol.
DOi^A VKMUim.
le TOtti suia , aeigneur.
UDORO, AjMNKf.
Auesltôt que j'aurai conduit eette dane dans KappaKeMent de dofia Seraina, je mettrai don César dana un ekàteau-fert.
l>oiaVi€teteiei»
DMf viiii.
Dena Snrafina ckev moîI
DONCÉSAB.
£lle yvmi ckeicber don Félix ï
noiiniuii.
fiUa bvAfAîi patt» mm la«t éangiffl
DON CÉSAa.
QvL*eitrC% que cela signifie, don Félix?
Je n'y comprends rien.
DON CÉSAR
Le temps nous dévoilera ce mystère.
DON FÉLIX
Sans doate; et combien je youdrait pouvoir abréger et presser le temps 1
JOURNÉE TROISIEME