DE LA SOCIÉTÉ ROYALE D'AGRICULTURE
Du vignt-trois Avril 1780.
M. le Marquis DE GUERCHY , ayant
préfenté à [a Société Ze Calendrier du
Fermier, traduit de l’Anglois, M. Abeille a 1V
Ca
V] APPROBATION, & moi avons été nommés Commiflaires
pour en faire l'examen & le rapport.
Cet ouvrage eft d’autant plus précieux pour le cultivateur François, qu'il préfente la pratique de l'Agriculture Angloife & de tous les avantages qu’elle retire des clôtures ; de l'augmentation des fubfiftances des beftiaux par la culture des prairies artificielles , des pommes de terre, des carottes, qui facilitent la multiplication des beftiaux , d’où réfulte la quantité des engrais & l'abondance des moifflons qui en font la fuite. On y voit en détail la fucceflion des travaux & des foins du fermier Anglois pour chaque partie de l’économie rurale , ainfi que les fuccès & bénéfices ,
dont on préfente le tableau, d’après les
APPROBATTON. Vi] frais & récoltes de chaque genre de culture. Plufieurs de nos provinces font fufceptibles du même genre d’exploitation , & la plupart, de quelques-unes des cultures & des méthodes pratiquées par le fermier Anglois. Ce livre a lavantage de préfenter des faits & une pratique certaine & heureufe. Le cultivateur peut donc le confulter avec confiance & adopter les ufages , méthodes & cultures qui y font décrites , toutes les fois que le climat & le fol ne s’ÿ op-
pofent pas.
Nous eftimons donc que cette traduétion , fruit du zele éclairé de M. le Marquis De GuercHy, pour l’économie rurale, mérite l'accueil & lappro-
bation de la Société royale d’Agricul-