‹ Caliban, suite de La tempête, drame philosphiqueChapitre 51 sur 74 · CALIBAN, SEUL, ÉTENDU SUR LE LIT · texte numérisé non relu

CALIBAN, SEUL, ÉTENDU SUR LE LIT

Non, je n'aurais pas cru qu'il fût si doux de régner. Je n'aurais pas cru surtout qu'on mûrît si vite en régnant. Dans le voyage de la place communale à ce palais, j'ai plus changé que dans tout le reste de ma vie. Dix heures se sont écoulées depuis que le peuple m'a porté ici sur ses bras, et je ne me reconnais pas. J'étais injuste pour Prospero; l'esclavage m'avait aigri. Mais, maintenant que je couche dans son lit, je le juge comme on se juge entre confrères. 11 avait du bon, et, en beaucoup de choses, je suis disposé à l'imiter.

Quoi de plus odieux, par exemple, que ces

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