‹ Caliban, suite de La tempêteChapitre 15 sur 70 · E KG OLE · texte numérisé non relu

E KG OLE

Ah ! pas mal î Les hommes, en eiïet, ne respectent que celui qui les lue. Quand le hasard leur donne pour souverain un sage, ils disent :« Fi donc ! quelle honte ! »

Ils passent. — Entrent en scène Griffonetto, Ruggiero et quelques autres.

GRIFFONETTO.

On verra sortir de la boue des monstres comme on n'en a pas connu jusqu'ici.

RUGGIERO

Je ne crois pas aux monstres. Je n'en ai jamais vu.

GRTFFONETTO.

Et Caliban?

nUGGlERO..

Eh bien, Caliban était un monstre pendant qu'il était dans l'île magique. Maintenant, cette grande école de canaille populaire qui s'appelle Milan l'a bien formé. Il n'est plus qu'ivrogne et paresseux. Avec un pot de vin, on le tient en repos tout un jour. Ah ! qu'on civilise les monstres à bon marché !

Ercole et Orlando ont rejoint ce groupe. ORLANDO.

Et les scélérats, vous ne comptez pas avec eux?

RUGGIERO

Il n'y a pas de scélérats.

Tous éclatent de rire.

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