‹ Caliban, suite de La tempêteChapitre 23 sur 70 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BALDLCCI.

Avec des gens armés?

BEVILACQUA

Où prendrez-vous ces gens armés!

BALDUCCI.

Partout ; on les payera.

■ BEVILACQUA

Et si vos soudoyés trouvent leur avantage à vous étrangler, à s'emparer de la ville?... Le mercenaire finit toujours par être le maître de celui qui le paye.

BALDLCCI.

Oui, c'est un danger.

BEVILACQUA

Il vaut mieux s'appuyer sur la nation.

BALDUCCI.

Qu'est-ce que la nation ?

BEVILACQUA

La nation, c'est l'Italie.

ORLANDO

Non, la nation, c'est Milan.

Peu importe. La nation, de quelque manière que vous la conceviez, ne répondra jamais qu'aux intérêts du petit nombre. Le grand nombre sera sacrifié. Gomment décider les gens à se faire tuer pour un état de choses qui ne profite qu'à un petit nombre de privilégiés?

SIMPLICON.

Il faut les éclairer, les instruire.

ORLANDO

Que dites-vous? Se faire tuer est une grande naïveté; car rien ne vaut la vie pour l'individu.

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