‹ Calorimétrie & ThermométrieChapitre 10 sur 30 · TR · texte numérisé non relu

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Usage du thermomètre à mercure.

Le thermomètre à mercure à une importance telle, son usage est si fréquent, qu’il ne nous semble pas inutile d’insister un peu sur les précautions qu’exige son maniement et les corrections que peuvent nécessiter ses indications.

De nombreuses circonstances peuvent rendre fautive une observation thermométrique : erreur de calibrage ou de graduation, erreur de détermination ou déplacement des points fixes, saillie hors de l’enceinte d’une portion de la colonne mercurielle, adhésion du mercure par le verre, variation de pression interne ou externe, erreur de lecture (erreur de parallaxe), loi de la dilatation de l'enveloppe.

Nous allons passer successivement en revue ces différentes causes d'erreur.

1° Calibrage et graduation. —"La graduation doit être volumétrique. Si la tige était exactement cylindrique, il suffirait de faire des traits équidistants. Mais, à défaut de cette condition à peu près impossible à obtenir, il faut, ou dresser une table de correction, ou faire des divisions d’inégale longueur , mais d’égale capacité. Pour cela, après avoir soigneusement choisi et nettoyé le tube à l’intérieur (1), on y introduit une petite colonne de mercure dont on mesure la longueur au moyen de la machine à diviser. On marque les extrémités de cette colonne, puis on la fait avancer de manière que son extrémité de droite coïncide avec le point qu'occupait

(1) On le lave d'abord à l’acide azotique bouillant pour brûler les matières organiques qu'il contient, puis à l’eau pour le rincer, et on le dessèche par un courant d’air chaud,

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