I.— MÉTHODES OPTIQUES
Elles reposent sur des mesures spectro-photométriques. Nous n’en indiquerons que les principes.
M. Violle (1) mesure le rapport de l'intensité lumineuse d’une même radiation émanant d’une part du corps de température inconnue, d'autre part d’un autre corps de température connue, la surface d'émission et le pouvoir émissif étant les mêmes pour les deux corps. Il a donné des valeurs numériques des températures correspondant à des rapports connus de l’intensité de la lumière rouge émanant de la source à étudier et du platine porté à la température de fusion de l’argent.
Cette méthode, dit M. Crova, est d’uné exécution peu pratique à cause de la difficulté que l’on éprouve à se procurer une source lumineuse rigoureusement constante et toujours comparable à elle-même, et à obtenir des surfaces d'émission constantes.
M. Crova (2) prend le rapport des intensités I et I! d’une même radiation À dans le spectre de la source de température inconnue x et dans celui d’une source de température connue f, et le divise par le rapport des intensités I, et 1, d'une autre radiation déterminée N dans
(1) Compt. rend., t. LXXXVIII, p. 171, 1879.
(2) Comp. rend., t, LXXX VIIT, p; 332 et 979.
ER
les deux mêmes spectres. Il détermine empiriquement
la relation entre les températures cher chées et les rapports ci-dessus indiqués, mesurés au moyen d’un Spectrophotomètre:
M. Crova prend pour terme de comparaison la lumière d'une lämpé modérateur dont il fait arbitrairement là témpérature égale à 1000. Adoptant, comme radiations fixes, celles dont les longueurs d'onde sont 678 ét 523, il dan. lés dupe qui Hs dans cêtté Éthèlle
néusés,.
S Il. — MÉTHODE CALORIMÉTRIQUE.
L'indication de cette méthode aurait sa place naturelle dans la deuxième partie de ce travail. Nous dirons cependant par anticipation qu'entre la température x d'un corps échauffé, son poids p, sa chaleur spécifique c, la valeur en eau » d’un calorimètre avec tous ses accessoires, sa température initiale { et sa température finale 4, existe la relation
pe (x — 6) — m (8 — À) d'où m(6—t) PRE
La
La connaissance de 71,06, f et p permet donc de calcHler
Cette méthode calorimétrique convient surtout pour les hautes températures où le thermomètre ordinaire cesse d’être applicable. Comme corps chaud on emploie surtout une sphère de platine.
L'égalité précédente peut se mettre sous la forme
mur mm (0 — t) — t)
xcet6c sont les quantités de chaleur qu’exige 1 gramme de platine pour passer 0° à z° et de 0° à 6°. Or, on peut
d'avance dresser une table de ces quantités de chaleur m (6-€)
en fonction des températures. On calcule alors
d’après les données de l'expérience, et on ajoute le produit 6c correspondant à 64; on obtient ainsi z c et les tables fournissent la valeur correspondante de z.
C’est là une des meilleures méthodes à employer pour les hautes températures. Mais le calorimètre doit être disposé de manière à éviter la projection de l’eau qui peut résulter de l'immersion du corps chaud. De tels appareils sont construits par Salleron et par Weinhold.