‹ Calvin;Chapitre 7 sur 50 · LES ÉTUDES CLASSIQUES · texte numérisé non relu

LES ÉTUDES CLASSIQUES

t contre le Ilot montant de la Renaissance et de i Reforme.

ApnSts 11'* trois facultés dites supérieures venaient les quatre nations dont se composait la faculté des Arts, celles de France, d'Allemagne, de Normandie et de Picardie; et ainsi se complétaient les sept ordres de l'université, qui avail sa représentation dans le sénat cl son chef suprême dans le recteur. Chaque nation avait son procureur, qui la convoquait ;nibléc générale, et qui assistait au conseil du l'université. La faculté des Arts enseignait les sept aris liùérau.T, depuis la grammaire jusqu'à l'astronomie; elle préparait ses élèves pour les études supérieures de théologie, de droit et de médecine.

Autour des facultés, dans le quartier Saint-Victor et sur la montagne Sainte-Geneviève, se groupaient les nombreux collèges, autrefois de ouverts aux étudiants pauvres, ma lieux d'étude oii les maîtres venai

. auprès des collèges, ou dans les collègi mêmes, se formaient des pédagogies, e'csi-à-dire des groupes d'élèves dont un précepteur dirigeait le travail; et c'est sans doute d'une de ces pédagogies que Théodore de Bèze veut parler, quand il dit que Calvin <i demeura en chambre sous un précepteur espagnol ». Les étudiants qui travaillaient ainsi en chambre particulière s'appelaient les camérUtes. Les autres étaient les boursiers et les pensionnaires, ensuite les martinets, c'est-à-dire les externes libres, comme des oiseaux voyageurs, sans parler des galoches, vieux étudiants, ainsi nommés des précautions qu'ils prenaient contre les boues du

simplet

3 bientôt des

:nt enseigner.

vieux Paris, et paraissant plus soucieux de préserver leur corps que d'orner leur esprit. C'est de ces derniers surtout que Rabelais nous a fourni le type dans Panurge, « pipeur, beuveur, batteur de pavés, coureur de nuit, au demeurant le meilleur lils du monde ». Quant aux maîtres, qui <• pour être plus savants n'en sont pas moins ineptes », Montaigne tes dépeint en beaucoup d'endroits des lissais '.

Calvin entra romnie martinet au collège de la Marche, où il eut la rare fortune de rencontrer d'abord un excellent maître, Malhnrin Cordier. Il disait plus tard, en lui dédiant son Commentaire de la première Êptlre aux T/ietsalonicien* : « Lorsque, enfant, ayant à peine goûté aux rudiments de la langue latine, je fus envoyé par tu nie fus donné par Dieu connu très peu de temps, mais assez pc vraie méthode d'apprendre ei

m'as donnée, i

i père à Paris,

m' enseigner la permettre de

:. Par la préparation que lu aidé de telle sorte que je le rapporte à juste litre lous les progrès que j'ai pu faire dans la suite. El j'ai voulu en rendre témoignage devant la postérité : si elle retire quelque utilité de mes écrits, qu'elle sache que c'est en partie à loi qu'elle le dott s . n Cordier venait d'enseigner avec succès la rhétorique dans la première classe; mais, voyant les élèves « uniquement formés pour la montre et gonflés de vont « (ne dirait-on pas Montaigne qui parle?}, il était volontairement descendu

1. Voir Alfred Franklin, ia Vie privée d'autrefois : Écotei ri Collège,- Paris, 1B8S.

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