LES ETUDES CIA
d'Olivétan fui ensuite remaniée d'édition en édition r les pasteurs Je Genève.
Olivetan, Natburin Confier, Le r*fe»ra d Êiaples,
uillaume Cop et se* dis. représentent les influences
mus lesquelles gmufit et se forma !e jeune Calvin.
Ces hommes lui offraient, à des degrés divers, des
exemples de cet humanisme th> ologique qui. par-
mt des lettres profanes pour aboutir à l'Ecriture
inte, devait conclure infailliblement à la Réforme.
aussi, dans ce groupe encore hésitant, reten-
îssail de loin la voix de Luther et de Mélanchton,
[ue- la Sorbonne avait eu l'imprudence de provoquer
e maladroite censure.
■ lin de l'année 1527. Alors intervient un changement
e carrière, plus apparent que réel. Son père décide
[U'il étudiera le droit, « voyant que c'était un meil-
!ur moyen pour parvenir auv biens et au\ lion-
. Le jeune Calvin obtempéra d'autant plus
tellement à la volonté de son père, dit Théodore de
ièze, que l'enseignement de la théologie était alors
n tout corrompu dans les écoles », Peut-être aussi
iensait-il que cette nouvelle étude, d'un caractère
tout pratique, et pour ainsi dire de tout repos, lui
donnerait quelque répit pour méditer à son aise et
asseoir définitivement ses opinions religieuses. Il
rendit donc à Orléans au commencement de
l'année J.jjs.
II ne faut sans doute pas prendre à la lettre ce
; Calvin a dit plus tard, dans la Préface sur tes
, de sa a conversion soudaine », qui aurait
in an après. Trop d'autres lémoignages s'y
opposent, cl lui-même atténue le sens do sa déclaralion par ce qu'il dit dans la suile du même passage : " Ayant eu quelque goih de la vraie piété, je fus rempli d'une telle ardeur d'y profiter que, quoique je n'abandonnas??, pas mes autres éludes, je les poursuivais plus froidement. » Il semble qu'une conversion soudaine aurait eu des résultats plus immédiats et plus dûrisils. Il n'y a pas ici de trace d'un de ces déchirements intérieurs, d'un de ces bouleversements de conscience qui transforment brusquement l'être moral et qui poussent un homme aux résolutions suprêmes. Toute comparaison avec Luther sérail ici hors de propos. Calvin n'a pas eu à rompre violemment ses liens avec le passé. Il n'a pas commencé, comme Luther, par la contrainte et l'abstinence du couvent; il n'a pas été terrifié, comme le réformateur allemand, à l'idée de s'élever, lui pauvre moine, avec les seules armes de sa loi inébranlable, contre une Église jusque-là révérée, ayant derrière elle quinze siècles de tradition victorieuse. L'Eglise, pour le jeune Calvin, ce fui d'abord lïvcdié de Noyou et le chapitre, eu rivalité perpétuelle, sauf dans les moments où ils s'unissaient contre l'hérésie; ce fut ensuite la commission inquisiloriale de Paris, envoyant au bûcher les hommes et les livres. Il n'eut à lutter ni contre lui-même ni contre aucun pouvoir extérieur; il n'eut qu'à laisser croître et se fortifier sa foi protestante, dont les germes avaient été' déposés en lui dès l'adolescence, et qui s'épanouissait lentement au cours de ses éludes.