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Janvier 1937 : pleurésie droite secondaire.
Mars : pneumoséreuse, Le sommet du poumon est symphysé, la scissure très oblique vers le haut montre une rétraction considérable du lobe supérieur.
Juin: les insufflations provoquant une réaction fébrile, sont abandonnées.
Décembre : disparition de la fièvre et d’une poche aérique.
Septembre 1938 : sortie du sanatorium.
Décembre : reprise de travail.
Octobre 1941 : petite rechute. B. K. + à un seul examen. s
Actuellement, le lobe supérieur droit est replié en éventail, sa scissure est arquée et il est traversé par de nombreuses travées scléreuses. Grosse pachypleurite de la base. Déformation et immobilité du diaphragme.
Ogs. 81. — Docteur X.…., 48 ans :
, 1° En novembre 1914 : typhoïde, chute des cheveux
qui ont réapparu clairsemés. Chute progressive. A 33 ans, calvitie importante.
2° 1936 : tuberculose pulmonaire hémoptoïque, un cliché immédiat n’a pas révélé de lésions tuberculeuses.
Le 28 avril, à la suite d’un amaigrissement léger ct d’une asthénie qui s’installe progressivement, survient une expectoration bacillifère et sur le cliché apparaît un infiltrat sous-claviculaire droit de nature non évidem- ment excavée.
Mise en œuvre d’une cure aussi correcte que possible en dehors des heures de travail, en particulier, lit du samedi midi au lundi matin. 10 gr. de crisalbine sont injectés à raison d’un gramme par semaine. Régression rapide des manifestations pathologiques, qui au bout de
six mois ne présentaient plus qu’un aspect de travée en
CE: ° ., éventail, de caractère encore pathologique, irradiée du hile dans le champ pulmonaire.
O8s. 86. — Docteur S.…, 60 ans :
1° Calvitie hippocratique depuis l’âge de 32 ans, ayant débuté avant 25 ans. RARE
2° 1912 : cuti fortement positive. Abcès de la marge de l’anus, mais pas d’accident pulmonaire.
1915 : intoxication par les gaz. Hémoptysie le jour même. Evacuation.
Le docteur S... est affecté six mois plus tard à l’armée d'Orient.
1917 : fièvre continue étiquetée paratyphoïde, mais avec des séro diagnostics négatifs et rétrospectivement considérée comme typhobacillose.
Depuis la guerre, bronchite chaque hiver.
1932 : infiltration et petite caverne du sommet gauche. Bacilloscopie positive. Dix mois de séjour sanatorial. à
Depuis 1932, examens négatifs ; forme fibreuse avec bronchite hivernale.
Os. 83. Fi Docteur G... :
1° Calvitie bien caractérisée ayant débuté entre 20 et 25 ans.
2° 1928 : au cours des études de médecine, découverte fortuite de lésions pulmonaires à la radioscopie. Taches biapicales et tache sous-claviculaire droite. Bacilloscopie positive.
Le docteur G. part se reposer dans les Pyrénées.
Trois mois plus tard, B. K. : 0. Prise de poids de 7 kgs.
Après un repos total d’un an, le docteur G... prend la direction d’un sanatorium ; à cette date, il présente à la radioscopie quelques calcifications ; des inoculations répétées aux cobayes sont négatives.
Juillet 1930 : rejet d’une « pierre du poumon ». Bacilloscopie positive le lendemain.
Depuis, examens et’ inoculations constamment négatifs.
O8s. 87. — Docteur J.., 37 ans :
1° Calvitie presque hippocratique fixée depuis l’âge de 26 ans et de caracatère familial (grand-père paternel, père et frères chauves précocement).
2° 1925 Infiltrat dense sous la clavicule gauche.
Cure libre de trois mois marquée par une poussée évolutive qui s’est soldée par une cavité sous-claviculaire gauche (5 fr.), une réaction interlobaire et une petite cavité (1 fr.) sous la scissure gauche. A droite, rien d’anormal. Bacilloscopie positive. Pneumothorax gauche créé après la poussée ayant donné, contre tous les pronostics, un décollement total d'emblée. Effacement très rapide des lésions ; jamais de liquide. |
1929 : arrêt du pneumo.
1931 : à la suite de fatigues et à l’occasion de pas mal de travaux de laboratoire sur des liquides fortement bacillifères, réapparition épisodique des B. K. pendant trois mois sans aucune modification radiologique anormale.
Depuis lors, aucun accident, et malgré une existence
absolument normale.
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OBs. 82. — Docteur U.…, 46 ans :
1° Ypérité en juin 1918. De 1920 à 1921, chute de cheveux à marche rapide, partiellement arrêtée en 1922. Elle a repris en 1933 et elle continue.
2° Mai 1920 : épisode aigu à type de pneumonie caséeuse droite.
Juillet et août : séjour dans une station des Alpes. Température à 40° tous les soirs. Amaigrissement considérable. Poids 55 kgs.
Octobre : départ pour une station sanatoriale suisse ; expectoration : 8 (échelle de Gaffky).
Echec de pneumo thérapeutique (pleurite diffuse).
A partir d’octobre, apyrexie brusque qui se maintient en permanence. : Ë
Janvier 1921 : expectoration : 3 (échelle de Gaffky).
Mars : disparition des B. K.
Mai : poids 87 kilos,
Depuis décembre 1922, reprise d’une vie extrêmement active sans aucune rechute.
Quoique ne concernant pas un médecin, l’observation suivante d’un malade de M. le professeur Troisier est intéressante par la chronicité de l'affection :
Os. 88. — M. M. N..., 63 ans :
1° Calvitie précoce familiale,
2° 1898 : premières petites hémoptysies sans température.
De 1898 à 1943 : vingt-cinq petites hémoptysies toujours sans température, sauf deux importantes. Bacilloscopies toujours négatives.
Actuellement, auscultation négative.
Sur la radiographie, tubercules fibreux des deux apex, bandes et marbrures, sans excavation visible. Bacilloscopie négative.
Ainsi, les médecins précocement chauves ne sont pas à l’abri de la tuberculose pulmonaire, mais dans les cas non choisis que nous venons de rapporter leur guérison a été rapide et complète, même dans les formes dont l'atteinte initiale était extrêmement grave.
L'observation n° 88 est le type d’une infection bacillaire très chronique, témoignage de la résistance du malade.
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