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LE GÉNÉRAL SEUL

Portraits in-folio

1. — N (M'^o Maycr). A Paris, chez l'auteur, rue des Francs-Bourgeois Saint-Michel, n^ 6. Médaillon rond dans un encadrement carré. De 3/4 à gauche. Gravure au pointillé.

2. — M. de Surgères signale une épreuve de même format et de même édition, mais presque de face et dont il possède, dans sa collection, une épreuve coloriée.

(1) llcnnes, J. Plilion et L. Hervé 1888, p. *d\\.

3. — IL Grevedan 1826. — Lith. de Senefelder. Clairevoie de 3/4 à gauche.

4. — Chez Roiné et Dumoutier, fabricants de cartes à jouer, de dominoterie, de pain d'autel et de pain à cacheter, pont d'Erdre à Nantes : in-folio. Le a baron de Cambronne », debout, nu-tôte, en tunique bleue, en culotte de peau, botté, l'épée au clair dans la main droite, la gauche en l'air, comme s'il criait : en avant ! Quelques grenadiers au second plan ; au fond, un anglais, un habit rouge blessé ; plus loin encore quelques accessoires militaires ; un canon, des boulets empilés^ une redoute (1).

La notice qui accompagne cette image est ainsi conçue :

Lorsi^u'à Waterloo la mitraille ennemie moissonnait partout nos braves, lo général Cambronne s'élanl avancé avec quelques uns des siens, fut sommé do se rendre.

— La garde meurt, elle ne se rend ])as, répondit-il, et ce cri immortel fut répété dans tous les rangs, ils ne pouvaient plus vaincre, ils marchèrent ù la mort.

A droite et à gauche est imprimé le document que

voici :

Chanson nouvelle

Air : Plaignez mon existence.

L'on rappelle à jamais les fiants faits

Des gueïTiers pour toujours célèbres dans l'histoire.

L'avenir aura peine à le croire,

Ce (pie firent nos braves français.

Ne voulant ni fuir, ni se rendre,

Etant aux portes du tre'pas,

Aux Anglais ils firent tous entendre :

La ijarde meurt et ne se rend pas,

(1) Nous connaissons un bel exemplaire de cette image qui appartient à M""- V'angeois et figura en 1880 à rexposilion rétrospective du cours Saint-Andiv, à Nantes et en 18'J3, au musée du Centenaire de la Révolulioi\de cette môme ville.

Au Mont -Saint- Je fin, celte grande bataille Que Von surnomme Waterloo, Oii Von vit cette vieille garde Affronter des dangers nouveaux.

Ne voulant ni fuir, ni se rendre Etant aux portes du trépas.

Aux Anglais ils firent tous entendre :

Li garde meurt et ne se rend pas.

Etant au milieu du carnage,

Cambronnc s'écria : — Soldats,

Imitez-moi pour le courage.

Disons : « Mourons et ne nous rendons pas »

Ils se sont écriés tous ensemble :

Oui, nous subirons le trépas,

L'Anglais entend cette voix toucliante :

La garde meurt et ne se rend pas.

Wellington, surpris de leur courage Leur envoie dire : — Braves soldats Evitez-moi pour le carnage, Rendez- vous^ vous ne pourrez mieux faire Venez à moi, car je vous tends les bras, L'Anglais entend cette voix tendre et fière : La garde meurt et ne se rend pas.

Le lendemain de la bataille On voit nos guerriers expirés Hachés, criblés par la mitraille.

Entourés de nouveaux lauriers, Ces guerriers embrassant leurs armes Semblent jurer qu'ils 7ie les reîidront pas.

Anglais, ici pour l'honneur des armes La garde meurt et ne se rend pas.

5. — Martinet del. A Paris, chez Charon, graveur. Buste in-12, sur un socle, dans une pièce carrée en largeur. Lavis.

6. — Carrière 1834. Lith. de Dopter. Claire voie 3/4 à gauche.

7. — Maurin. I.-Lith. de Delpech. Belle lithographie que la bibliothèque publique de Nantes possède dans la collection Labouchère. Cambronne y est représenté jeune encore ou du moins sans rides, ce qui donne à sa physionomie un air de bienveillance et de beauté que ne rendent pas ses autres portraits. Nous en possédons un bel exemplaire. •

S, — M. de Surgères signale, comme sortie de la fabrique de Pellerin, à Epinal, une image en couleurs dans la collection de la Gloire de la France. Il ajoute que ce portrait est très laid.

9. — Gloire Nationale. Le g^* Cambrone (sic) B. Thiébault sculpsit. De la fabrique de Lacour et C'® à Nancy.

Image coloriée de 5G s/3G. Le cadre est une sorte de passe-partout comprenant en haut un aigle tenant entre les serres la couronne impériale avec accompagnement de lauriers, de foudres et de clairons et sur les cotés deux colonnes surmontées d'une Renommée et ornées de panoplies et de drapeaux avec les noms suivants : Dego, Millesimo, Mondovi, Lodi, Wagram, Arcole, Rivoli, Marengo^ ïéna, d'une part, et de l'autre : Vigo, Montenot (sic)^ Lonato, Lutzen, Austerlitz, Hanau, Dresde, Montmirarl et

Ligny.

Au bas, la même notice qu'au numéro 4.

Cambronne est debout, très ressemblant, la ligure tournée à gauche. Tunique bleue, culotte blanche, bottes, on uniforme de général. La main gauche tendue, la droite baissée tenant un sabre au clair. Au fond, les grenadiers français on bleu, les anglais en rouge : (luebpies soldats français blessés ou morts.

Nous possédons un bel exemplaire de cette image.

10. — Le général Cambronne né à Nantes le 26 décembre 1770. A Paris, chez Martin, Palais de Justice, n^ 4. Dépose. — Cambronne est vu de face. (Collection A. Dortel, Nantes).

11. — Schira sculpsit. — Portrait in-folio (collection Kerviler).

Portraits in-Ji^

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