‹ Camilla; ou, La soeur et le frère, comédie-vaudeville en un acteChapitre 11 sur 32 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Précédées, WILLIAM *.

VILLIAM.

Mistriss Mittin , la marchande de modes , demande à parler à ces dames . .

MISTRISS CARINGTON.

Nous n'avons besoin de rien . . .

PRh.1T Y.

A moins que mon frère n'ait besoin de me donner un chapeau ? . . .

EDGAR!) , avec un peu d'humeur et regardant toujours Camilla.

Moi!

PRETTY

Est-ce que cela te fâche ?

EDGARD

Du tout . . . prends en deux . . . trois , si lu veux . . .

PRETTY, à William.

Vous direz à mistriss Mittin que nous passerons demain

chez elle Qu'est-ce que c'est que ce papier que tu

tiens là?

(Edgard passe auprès de la table , à la gauche de Camilla.)

WILLIAM

Le mémoire de mistriss Mittin. . .

MISTRISS CARINGTON, le prenant.

Un mémoire. . . mais j'ai tout payé dernièrement pour moi et pour ces demoiselles.. . . car je leur ai toujours répété qu il ne fallait jamais avoir de dettes. . ( déployant le mémoire), et que quand on avait de l'ordre, on acquittait toujours sur-le-champ. . . et sans remettre au lendemain. . .

* Misiris* l ".arinplnn , Imitant , Edgard . Prrtty, Camilla', William au fond.

Ah ah!. . .c'est pour Camilla. . . c'est différent.. . [Lisant.) « Restant de compte. . trois guinées. . » INDIANA.

Tiens ! . . . la voilà comme les demoiselles du grand monde.. . elle doit à la marchande de modes. . .

( Pretly passe à la droite d'Indiana.*) CAMILLA , avec embarras.

Oui... sans doute... ( A Witliam.) Dites à mistriss Miltin. . . que je la verrai. . . que je lui parlerai demain. . . MISTRISS CARINGTON.

Pourquoi pas tout de suite ?. . .

Il est inutile en ce moment et devant vous. ■ . de régler. . . de pareils comptes.. .

MISTRISS CARINGTON.

Est-ce que par hasard ils seraient plus considérables que nous ne pensons.. . s'il en élait ainsi, ma chère enfant , il faudrait me le dire bien franchement. ... il n'y a pas grand mal.. ... et je vous avancerai tout ce que vous voudrez.. •

Vous êtes bien bonne, madame.. . je n'ai besoin de rien, et c'est nous occuper trop long-tems de misères semblables . . qui , si nous n'y prenons garde , vont vous faire oublier l'heure du bal.. .

INDIANA Kl PKETTY.

C'est vrai .'.,. voilà le moment de partir. (Kl/es remontent la scène, ainsi que mistriss Carington, et. parlent bas entre elles.) CAMILLA, bas à William.

Renvoie mistriss Mittin,. . et va-l'en.. .

WILLIAM, de même Oui , mademoiselle. . . mais j'ai de la part de M. Lionel une lettre importante à remellre à vous seule.. .

CAMILLA , de même

Reste alors.. .

Kh mais ! qu'avez vous donc à parler bas avec William ? ..

Rien. . . je lui donnais. . . pour mon frère. . . pour Lionel. . des ordres. . .

* l'relty , Iniliana , mistri** C.iringlon , Camille , Edgard , William au (ond.

COMÉDIK-VAUDKVILLK. 33

EDGARD, à Camilln.

Air : E lie a trahi ses sermens et sa foi. Qui peut ainsi vous troubler?... quel secret ? Expliquez-vous... ne puis-je le connaître? CAJWILT.A.

Ah! c'est pour vous sans aucun inte'rét. N'insistez pas.

EUGAHD.

J'en ai le droit peut-être.

Est-ce un bonheur?... je peux le partager... Est-ce un chagrin ?... je veux seul m'en charger! Votre bonheur, je peux le partager; Tous vos chagrins , je veux seul m'en charger.

Mais vous m'expliquerez tout cela . . dans un antre moment ... à ce bal ... où je suis votre cavalier . . . IND'^NA.

Au bal !. . . mais elle n'y va pas.

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