SCÈNE XXIII
Les Précédées, LUDWORTH, PRETTY, entrant
par la droite.
PRETY , à Ludworth.
Voilà ma tante. . . et puisque vous voulez lui parler. . .
LU D YVORTH , avec embarras.
Oui , sans doute. . . {Il passe devant Camilla et Edgard ,
6o CAMILLA,
et va auprès de misiriss Carington. A mistriss Carington *. ) Pour une demande que de moi-même je n'aurais osé faire, et si je m'y hasarde. . . c'est encouragé.. . par mon ami
Lionel et par sir Edgard
Edgard. . . ah ! je crois maintenant que je le hais toutà-fait ! . . .
LUDWORTH.
Vous savez, madame, que je suisohligé de me marier dans l'année. ..et si j'ose solliciter la main d'une autre que misslndiana , votre fille.. .
PRETTY, à part.
A-t-il du mal à s'en tirer !
LUDWORTH.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas et daignerez m'accorder vos bons offices . . . auprès de miss Camilla , votre pupille. . .
Certainement, monsieur, elle doit se trouver fort honorée d'une telle recherche . . .
Honorée , sans doute mais comme je ne puis y répondre ... je refuse . . .
TOUS
Ociel!...
LUDWORTH.
Comment ! . . . mademoiselle ! . . cependant on m'avait dit. . . et qu'est-ce que cela signifie?. . . CAMILLA.
Que ce serait bien mal reconnaître et votre amitié pour mon frère, et vos sentimens pour moi, que d'unir votre sort a celui d'une femme qui ne peut faire votre bonheur... et qui ne vous aime pas . . .
EDGARD, avec joie.
Serait-il vrai?. ..
* Pretty, Camilla, Edward, LuJworlh , mistriss Caringlon.
COMÉDIE-VAUDEVILLE. 6r