Aurore, aph
2. Qui est le Troisième Sexe, la bisexualité asexuelle, erotique, poétique, pédérastique ou parthénogénétique, orphique ou philosophique, uranicnne, apollinienne ou tout a fait PSYCH1Q.UR. J'ajoute que, selon Spiess, V hétérosexualité psycbo-sexiieUe, plus ou moins psychique ou sexuelle, est la forme biologique intermédiaire entre la Pédérastie bisexuelle ou TOUT A FAIT PSYCHIQUE ct l'homosexualité unisexu'Ale ou
TOUT A FAIT SEXUhLLE.
virile de l'homme complet, libre et harmonieux, affranchi de toute imperfection, et qui réunit en lui, comme chez l'enfant où elles se confondent, les puissances physiques et spirituelles de Tâme et du corps, du cœur et de l'intelligence.
A côté de l'homosexuel, Spiess place l'hétéro sexuel, l'homme que l'on coudoie tous les jours et qu'il dénomme le métis, l'hybride psycho-sexuel, le Juif» {« peuple élu ») l'homme anormal, en opposition avec son Troisième Sexe, FAndrogyne parthénogénétique, qui est l'homme normal, (l'Elu, le «fils de roi ») car il se suffit à lui-même et n'a besoin de personne.
Qu'on ne s'avise pas de rétorquer à notre philosophe que l'homme anormal est peutêtre bien son Troisième Sexe parthénogénétique, il vous répondra (et comment le contredire) que sa Table des valeurs est d'un rigorisme absolu, puisque fonction de sa biologie sexuelle, en nous rappelant, en outre, ces paroles de Nàcke : N'oublions pas que l'acte bideux per anuni est à peine plus inesthé-
tique que celui per vaginam. Pour Spiess, le monstre humain c'est l'hybride psycho-sexuel, qui n'est ni homme (ni tout à fait psychique), ni femme (ni tout à fait sexuel), qui est moitié homme, moitié bête(i).
En 1917, Spiess publié: Impérialismes. «Lei conception gobinienne de la Race, sa valeur au point de vue bio-psychologique »(2),où il expose, à la lumière de sa bio-psychologie, les conceptions ethniques du comte de Gobineau.
Il cherche à résoudre le problème de Tâme et du corps, de la génialité et delà sexualité par la conception gobinienne de la race et sa valeur bio-psychologique; il montre en outre que le fils de roi de Gobineau, le surhomme
1. Il provient des cléments sexuels fécondant et fécondé réduits de moitié, tandis que le troisième sexe, au contraire, est homme et femme (Androgync, Sphinx, Satyre) et provient des éléments sexuels non réduits de moitié (Pureté ou puissance ethno-psycho-sexuelle du génie, du genre humain, de « l'homme en soi »,ou du sang erotique et psychique qui n'est pas sanglant (incirconcis) ni circoncis 1 1).