‹ Campagne d'Afrique en 1830Chapitre 100 sur 110 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

suffirent pour emporter ses équipages, et Ion vit celui qui, trois mois auparavant, avait traversé la mer à la tête de la plus belle flotte que la France ait jamais eue, s’éloigner tristement de cette terre, théâtre de sa gloire et d’inconsolables douleurs. De tant de millions de la conquête il n’emportait qu’un seul trésor, le cœur embaumé de son malheureux fils!...

Ici finissent les principaux événements de cette campagne étonnante, dont la nouvelle n’a dû parvenir en certains états qu’au moment de la chute du souverain qui l’avait entreprise. Puisse le bien que l’humanité doit en recueillir être une consolation pour le cœur du malheureux Prince qui pour la troisième fois est sur la terre d’exil ! Son ame religieuse doit éprouver une bien douce satisfaction en pensant qu’il a délivré les chrétiens de tous les maux qui les attendaient dans l’esclavage, et qu’il a détruit à jamais une puissance qui était l’effroi et la honte de l’Europe.

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