‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 142 sur 345 · LIVRE TROISIÈME. — VENDOME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. — VENDOME

un repos pour les troupes, qui, campées dans la boue et dans la neige sans pouvoir allumer les feux de bivouac, eurent beaucoup à souffrir du froid et de l'humidité. Il y avait évidemment chez elles une lassitude qui ne permettait pas d'attendre de leur part une grande vigueur, si la lutte devait recommencer avec le jour ; les chefs de corps ne dissimulaient point leurs appréhensions à ce sujet. Le général en chef recevait de son côté, à chaque instant, des renseignements peu rassurants sur le moral des hommes, et l'amiral Jauréguiberry lui-même , sur la ténacité duquel il était habitué à compter, venait, à cmq heures du matin, lui déclarer qu'il ne croyait plus à une résistance sérieuse. Il fallut prendre une décision; le temps pressait. Pour rendre la retraite possible, il était indispensable de la commencer dès le jour et de profiter d'un brouillard qui devait en cacher les premiers mouvements à l'ennemi : l'amiral emporta l'ordre de tout préparer.

Page 1