LA DEUXIEME ARMEE ECHAPPE UNE TROISIEME FOIS A L ENNEMI
La deuxième armée venait encore d'opérer une retraite tout aussi difficile que les précédentes et qui , comme elles, lui fait honneur. L'ennemi, contenu partout , était devenu de moins en moins entreprenant; il était facile de voir que, pas plus que les nôtres, ses troupes n'avaient pu résister à la fatigue ; ses hommes étaient, eux aussi, grandement démoralisés par cette persistance d'une lutte qui se reproduisait constamment , alors qu'ils la croyaient terminée ; le désordre se mettait parfois dans ses colonnes, malgré sa solide organisation et sa discipline. Un officier d'ordonnance du général en chef, égaré dans le brouillard en portant un ordre , avait trouvé les convois allemands dans la plus grande confusion dans les ravins d' Azay , et les troupes qui les escortaient complètement débandées; les mêmes renseignements étaient donnés par les gens du pays. Il y avait dans ces circonstances les chances d'un succès certain, si nous avions eu alors, sur nos derrières, quelques troupes fraîches et une réserve solidement organisée, ou bien s'il eût été possible au général Bourbaki de faire une diversion qui eût maintenu sur la Loire une partie des corps avec lesquels le prince Frédéric-Charles s'acharnait contre la deuxième armée \
^ Voir la note n" 5-