‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 245 sur 345 · POSITIONS DU 17« CORPS · texte numérisé non relu

POSITIONS DU 17« CORPS

Le 17® corps, fort disséminé, avait eu beaucoup de peine à s'établir sur les positions qu'il devait occuper en arrière de la Vègre, de Saint-Sympborien à Rouez. La deuxième division avait reculé jusqu'à Sainte-Suzanne; il fallut la reporter à Tennie ; la troisième division , qui encombrait Sillé, où elle était arrivée sans ordre le 12 au soir, dut être reportée à Rouez. Tous ces faux mouvements avaient achevé de disloquer et de désorganiser ces troupes, déjà fatiguées par les marches et les combats des jours précédents.

COMBATS DE LONGNE ET DE CHASSILLÉ.

La retraite du 16* corps s'était opérée jusque-là avec plus d'ordre, bien qu'aux prises avec plus de difficultés. Le 13, le vice-amiral Jauréguiberry était arrivé à Joué-en- Gharnie , laissant la division Barry comme arrière-garde à Longue et à Chassillé. Le 14, le général Le Bouèdec, en position à Longue , fut attaqué et forcé de se replier sur Chassillé , où il était de nouveau assailli vers deux heures de l'après-midi. Le feu de deux mitrailleuses arrêta quelque

temps les Prussiens; mais ceux-ci, protégés par une nombreuse artillerie et profitant du brouillard, se formèrent en colonnes profondes et se portèrent sur le village que nos troupes furent obligées d'évacuer après un combat acharné. La prise de Ghassillé nous faisait perdre la ligne de la Vègre. Le général Barry comprenant l'importance de ce point, voulut essayer de le reprendre. Une colonne d'attaque du 31* de marche, entraînée avec élan par le colonel Roud , s'avança résolument sans pouvoir atteindre ce résultat, malgré d'énergiques efforts. La 3® division du 16* corps dut dès lors se retirer sur Montreuil, à deux kilomètres en avant de Joué-en-Gharnie.

Pendant que ceci se passait , les reconnaissances envoyées par l'amiral lui signalaient un mouvement tournant de l'ennemi s'avançant par Vallon et Loué. Le commandant Picory, qui s'était porté à Loué avec deux escadrons de chasseurs d'Afrique, y avait trouvé de l'infanterie prussienne , et venait de battre en retraite suivi de près par la colonne allemande , qui continua sa route malgré la nuit. L'amiral, craignant une attaque à laquelle l'état de ses troupes ne lui donnait pas l'espoir de pouvoir résister , se décida à la retraite, et arriva, vers minuit, au village de Saint-Jean-sur-Erve, où il s'arrêta pour prendre du repos, tout en faisant continuer à ses impedimenta leur route sur Laval '.

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