ORDRE
«« Laval, le 29 janvier 1871.
« Le chef d'escadron d'état-major Marois se rend en » parlementaire aux avant- postes prussiens avec la mis- » sion :
M 1" D'informer le commandant des forces allemandes » en face de la deuxième armée française, qu'un armistice » de vingt et un jours vient d'être conclu par le gouverne- » ment de Paris, que le général en chef de la deuxième ar- » mée reçoit de la délégation de Bordeaux l'ordre de susv pendre immédiatement les hostilités et de se concerter » avec le commandant des forces allemandes ;
* Voir à l'Appendice du livre V les instructions du 29 janvier.
M 2° D'informer le commandant des forces allemandes » que des instructions viennent d'être notifiées, par Jes voies » les plus rapides , aux troupes françaises de la deuxième » armée sur les positions qu'elles occupent, pour qu'elles M aient à suspendre les hostilités ;
» 3° De demander au commandant des troupes alle- M mandes qu'une réunion d'officiers des deux armées, » munie des pouvoirs nécessaires, ait lieu dans la journée » de demain pour déterminer, avec précision, la délimita- » tion des lignes et positions devant rester occupées par » chacune des deux armées pendant la durée de l'ar- » mistice;
» Le général commandant la deuxième armée propose » Évron comme point de réunion . Il désignera , pour la » représenter, un officier de grade égal à celui qu'aura " choisi à cet effet le commandant en chef des troupes » allemandes;
» 4* De demander, conformément aux ordres de la dé- » légation de Bordeaux, si le chemin de fer de l'Ouest sur » Paris est ouvert par l'armistice, afin de pouvoir en pro- » fi ter pour le ravitaillement.
• Au grand quartier général à Laval, le 29 janvier 1871.
» Le général en chef,
» Signé : Ghanzy. »
LE TEXTE DE l'arMISTIGE EST ENVOYÉ PAR LE PRINCE FRÉDÉRIC- CHARLES AU COMMANDANT DE LA DEUXIEME ARMÉE.
Le lendemain, 30 janvier, le général en chef était informé qu'un officier prussien, chargé de lui remettre une lettre de Son Altesse Royale le prince Charles, demandait qu'on le fît prendre aux avant-postes, qu'il ne voulait pas dépasser, dans la crainte, disait-il, de ne pas être respecté par les éclaireuis arabes qui surveillaient les routes dans