‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 30 sur 345 · LIVRE PREMIER. — ORLÉANS · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — ORLÉANS

» et concourront, avec le régiment de cavalerie du colonel » Barbut, au service des avant-postes et des reconnais- » sances, de façon à éclairer le 16* corps le plus loin » possible en avant de ses lignes :

» Les francs-tireurs de la Sarthe, commandant de Fou- » dras, à Sougv et Terminiers ;

j) Les francs -tireurs de Paris (lieutenant-colonel Li- I) pouski); à Patay, Rouvray et Guillonville ;

» Les francs-tireurs de Saint-Denis (commandant Lié- ./ iiard) 5 à Péronville, surveillant toute la ligne de la >» Gonie, jusqu'à hauteur de Varize.

» Ces trois groupes de francs-tireurs relèveront, pour .♦ tout ce qui est du service des avant-postes, du lieute- » nant-colonel Lipouski,. qui s'entendra lui-même avec le M colonel Barbut pour combiner et exécuter les recon- « naissances.

» Le 15® corps doit faire de son côté les mouvements ') ci-après :

» V^ division , à Ghevilly et Saint-Lyé ;

» 2* division, entre Gidy et Ghevilly, occupant la Pro- » venchère et Huétre;

» 3® division, entre Gidy et Boulay, occupant Bricy;

» La cavalerie du 15* corps, à Saint-Lyé.

» Le grand quartier général de l'armée de la Loire, à » Villeneuve-d'Ingrée. »

« Saint-Péravy, 19 novembre 1870.

» Instruction pour le cas d'une attaque de l'ennemi,

M Si l'ennemi se présentait en force en avant de nos » positions, les avant-postes, après avoir tenu jusqu'à la » dernière extrémité, se replieraient:

î> Geux de Terminiers, Rouvray et Guillonville, sur » Patay, pour concourir à la défense de ce point; de là

» sur Saint-Péravy, par Ligiierolles, s'ils ne pouvaient M tenir dans Patay jusqu'à l'arrivée des secours; celui de » l'Encornes sur Brilly; ceux de Brilly et Villardu, sur M Coinces ; ceux de Péronville et environs, sur la Gha- » pelle-Onzerain , Tournoisis , Nids et Champs ; ceux de » Villeneuve-sur-Conie, soit sur Patay, soit sur Allonnes V et Saint-Péravy.

» Un bataillon et deux mitrailleuses de la 1"* division » d'infanterie se porteraient à Lignerolles pour protéger » la retraite des avant-postes, et se retireraient ensuite ») sur Saint-Péravy sous la protection des batteries de » Roumilly et du Mesnil.

» La cavalerie, réunie au sud de la route de Ghâteaudun » à Orléans , à hauteur du hameau de Renneville , donné » comme point de concentration, se porterait en arrière » sur Champs si elle était trop exposée aux feux de bat- »> teries s'avançant en deçà de Patay, tout en se tenant » en position de couvrir l'aile gauche, et de charger ou de » poursuivre l'ennemi, s'il cherchait à nous tourner ou s'il » battait en retraite ; elle devrait se défiler le mieux pos- » sible de ses vues. Ses bagages, son convoi, s'engage- » raient de suite sur les chemins qui conduisent de Gou- M limelle sur Saint-Sigismond et Gémigny, pour se porter » au besoin par Rosières , Descures et la route de Bucy- » Saint-Liphard, en arrière des Ormes.

» Son ambulance irait s'établir à Gémigny.

» La 1" brigade de la P* division défendrait Coinces, « le Chêne, Saint-Péravy, aidée par deux bataillons de la » 2® brigade qui se porteraient sur Coulimelle.

» Le reste de la 2" brigade défendrait Saint-Sigismond » et Champs.

M Si rien ne menaçait au sud de la route de Château- » dun, la 2® division concentrerait sa 1" brigade à Gémi- » gny, la 2" à Rosières.

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