LIVRE SIXIÈME. — POITIERS
y positions indiquées, ayant, s'il le trouve bien placé, son '' quartier général à Tourtenay.
» Le général Jaurès, de Loudun à Lencloître ; quartier V général à Mirebeau.
» Le général Barry (16^ corps), de Lencloître à Gbâtel- ) lerault , et derrière l'Ozon jusqu'à Monthoiron et Ghe- •' neville ; son quartier général à Saint-Georges, au lieu î) de Ghauvigny ou à Ghâtellerault, se reliant au 16® corps •'! par sa cavalerie qui observera le cours de la Greuse en ?> se conformant aux prescriptions de l'armistice, ses can- » tonnements ne dépassant pas Mérigny.
» Le 26^ corps , sous le commandement du général > Billot, quittera Guéret et se portera derrière la Greuse, !) sa gauche vers le Blanc, son centre à Argentan, sa droite >5 à Ghâteauroux, son quartier général à Saint-Benoît, ses » parcs en arrière, se reliant au 1^" corps (général Pour- » cet) dont le quartier général est à Bourges. »
De son côté l'ennemi ne perdait pas de temps. Il faisait de nombreux mouvements de troupes sur les deux rives de la Loire, recevant des renforts et garnissant toutes les positions avantageuses que l'armistice lui avait livrées. On pouvait penser, d'après ces dispositions, que l'intention du prince Gliarles était bien de séparer l'armée de Bretagne de celle de la Loire, et que le point sur lequel se ferait probablement son premier effort serait Ghinon, pour percer notre centre à Loudun. Le général Jaurès, le plus menacé dans cette hypothèse, se prépara en conséquence. De plus, comme il était de la plus haute importance de ne pas se laisser prévenir sur la Greuse, dont le cours était en partie neutralisé parce qu'il formait, comme limite de deux départements, la démarcation entre les armées, le général Barry prit des dispositions pour s'avancer jusqu'à cette rivière dès le 27, à l'aube, si l'armistice n'était pas de nou-
h\^ LA DEUXIEME ABMEE DE LA LOIBE.
veau prolongé, et s'établir solidement à son confluent avec la Vienne.
Enfin, comme il fallait tout prévoir, chaque commandant de corps reçut l'ordre d'étudier à l'avance, en arrière de lui, les routes, les chemins et les emplacements sur lesquels il pourrait se replier successivement pour y résister dans de bonnes conditions et ne céder le terrain que pied à pied, si les Allemands commettaient la faute d'envahir cette partie de notre territoire.
L'armée de la Loire étaitdonc prête à toute occurrence ; les troupes reposées avaient reçu les effets les plus indispensables; l'état sanitaire avait continué à s'améliorer ; les approvisionnements en vivres et en munitions étaient complétés et assurés. Il n'y avait pas là évidemment une certitude de succès, mais il y avait une possibilité de résistance qui était pour l'ennemi toute une menace dont il devait bien certainement tenir compte. C'est ce qu'à Bordeaux le général en chef s'était efforcé de faire ressortir dans les discussions des bureaux de la Chambre, dans ses conversations avec les membres du Gouvernement et avec ses collègues \
Voulant être sur les lieux au moment décisif, il était revenu le 25 février à Poitiers,