CHATEAUDUN RÉOCCUPÉ PAR NOUS
L*ennemi, concentrant ses forces en avant d'Orléans , avait dégarni la vallée du Loir et rjuitté Gliâteaudun, qui avait été réoccupé un instar t par tue colonne aux ordres du colonel Paris et destinée au 17^ corps. Ces troupes reçurent l'ordre de longer la Gonie et de se rapprocher des avant-postes de Patay.
Le 4 au matin tous les convois étaient engagés dans les directions indiquées, et le général Barry s'était établi sur ses positions du Huétre et de Bricy. Toutes les dispositions étaient prises pour se replier derrière la seconde ligne formant la défense d'Orléans, si on était forcé sur la première. Il y avait toutefois à prévoir le cas d'un échec forçant l'armée tout entière à se retirer par cette ville, sur la rive gauche de la Loire. L'encombrement sur les routes et dans les rues , l'insuffisance des ponts , qui n'étaient qu'au nombre de quatre en comptant une passerelle, pouvaient amener un désastre. Le commandant des 16* et 1 7* corps crut donc devoir insister auprès du général en chef pour prendre sa direction de retraite sur Meung et Beaugency, si, par suite de ce qui allait se passer, la défense d'Orléans devenait impossible. Il fallait cependant essayer de tenir dans les lignes préparées ; la disposition du terrain , couvert de bois et n'offrant que peu de chemins praticables, rendait très-difficile pour l'aile gauche les divers mouvements qu'elle pouvait être contrainte d'exécuter. Le 3 au soir, le cas d'une retraite sur Beaugency fut admis par le général en chef \ Il fallut alors changer la direction des convois et du matériel roulant,
* Voir aux notes le télégramme du général en chef du 3, à onze heures du soir. Cet ordre fut du reste confirmé par une seconde dépêche expédiée de Montjoie le 4, à neuf heures cinq minutes du matin. — Voir également la note 15.
déjà engagé sur les routes conduisant à Orléans , et leut faire prendre des directions perpendiculaires à la Loire , en utilisant tous les chemins praticables à travers les forêts de Bricy et de Montpipeau.