LIVRE DEUXIEME. — JOSNES
» placeront , à une distance de trois ou quatre cents mètres » les uns des autres, des factionnaires pour en assurer » la conservation. »
ENGAGEMENT DE VALLIERE.
Le 7, dès le matin, la 3° division du 2P corps avait à repousser une forte reconnaissance faite par l'ennemi en avant de la forêt de Marchenoir : deux colonnes, dont la plus faible était d'environ 2,000 hommes, et qui compre^ naient les trois armes, se portaient sur Marolles et sur Vallière. Le général Guillon , qui occupait fortement ces positions, la ferme du Bois-d'Enfer et Saint-Laurent-des- Bois, soutint vigoureusement leurs attaques. L'affaire fut assez chaude à Vallière , et l'ennemi se repliant après avoir eu une de ses pièces démontée par notre artillerie, fut poursuivi jusqu'à Binas, qu^il dut abandonner. Cette démonstration sur notre gauche avait évidemment pour but de détourner notre attention d'un mouvement principal qui devait se préparer sur un autre point de nos lignes. Elle avait été combinée avec une tentative faite du côté de Villermain contre la 3® division du 17^ corps, qui avait fait bonne contenance.
Dès le matin, le général Gamô, informé de la réapparition de l'ennemi en avant de Meung, et considérant une attaque comme imminente, avait fait prévenir l'amiral, qui se tenait prêt à lui porter du renfort. Vers midi, en effet , l'ennemi commença à canonner nos positions de droite; mais notre artillerie, bien placée, l'obligea bientôt à diminuer son feu, et nos tirailleurs purent s'approcher assez près des siens pour engager avec eux une vive fusillade qui les força à se replier.
il8 LA DEUXIEME ARMEE DE LA LOlllE.