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vieux ivgiincnls avaient, pendant près de dix mois, porté héroïquement le poids de toutes ces fatigantes épreuves, et leur moral y avait résisté. Il en était de même des 113^ et 114% Les lOIf et 110* étaient aussi dans des conditions à peu près identiques. Ces troupes, renforcées au commencement de la Commune par des soldats prisonniers arrivés d'Allemagne, venaient de soutenir, en dernier lieu, une lutte des plus difficiles et des plus périlleuses, et elles avaient toujours accompli leur devoir avec solidité et dévouement.
Ce terrible combat des rues, qui avait duré une semaine entière, n'avait cependant pas coûté à l'armée de réserve des pertes aussi considérables et aussi sensibles qu'aurait pu le faire craindre l'acharnement de la défense. Toutefois, cette triste victoire fut encore trop chèrement achetée!
Voici l'état officiel des pertes de l'armée de réserve :
Tués : Officiers 15
Sous -officiers et soldats. 98
Total 113
Blessés : Officiers 65
Sous - officiers et soldats. 1,034
Total. .... 1,099 Disparus 34
Soit, 1,246 hommes tués, blessés ou disparus.
L'armée de réserve n'avait pas cessé de se trouver en première ligne. Son chef avait, au moment de l'investissement de Paris par les Allemands, tiré contre eux, le 17 septembre, les premiers coups de canon; à la veille de l'armistice, il avait le commandement de l'une des trois armées de la défense à sa dernière bataille. Lors de la première attaque des fédérés, le 2 avril, il était à la tête des troupes qui les avaient repoussés ; une de ses divisions était entrée la première dans Paris, le 21 mai; enfin, c'est lui qui avait reçu la reddition du fort de Vincennes, qui complétait la chute définitive de l'insurrection. Au nombre des opérations auxquelles a pris part l'armée de réserve , il faut citer surtout les premiers échecs de la Commune, l'enlèvement du fort d'issy, l'entrée dans Paris, la préservation de plusieurs monuments que l'incendie menaçait ' , et enfin la bataille acharnée des derniers jours , alors que nos régiments ont dû aller chercher jusque dans leurs repaires les plus inaccessibles les quelques défenseurs qui restaient encore à la Commune.
' Le Palais de l'Industrie, le Louvre, le Corps législatif, le Ministère des affaires étrangères , le Ministère de la guerre , l'Institut, la Monnaie, le Luxembourg, la Sainte Chapelle, Notre- Dame, les musées du Jardin des plantes, la bibliothèque de l'Arsenal.
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