‹ Campagne de 1870Chapitre 29 sur 41 · PROCÈS-VERBAL (2 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

PROCÈS-VERBAL (2 SEPTEMBRE

cent vingt mille hommes qui nous entourait de toutes parts. — Général, m’a-t-il dit, nous sommes disposés à faire à votre armée , qui s’est si vaillamment battue aujourd’hui, les conditions les plus honorables; toutefois, il faut que ces conditions soient compatibles avec les exigences de la politique de notre gouvernement. Nous demandons que l’armée française capitule. Elle sera prisonnière de guerre; les officiers conserveront leurs épées et leurs propriétés personnelles ; les armes de la troupe seront déposées dans un magasin pour nous être livrées.

» Le général a demandé aux officiers généraux qui faisaient partie du conseil de guerre, si , dans leur pensée, la lutte était encore possible; la grande majorité a répondu par la négative. Deux . généraux seuls ont exprimé l’opinion que l’on devait, ou se défendre dans la place, ou chercher à sortir de vive force. On leur a fait observer que les vivres et munitions manquaient absolument; que l’entassement des hommes et des voitures dans les rues rendait toute circulation impossible ; que dans ces conditions, le feu de l’artillerie ennemie, déjà en position sur toutes les hauteurs environnantes, produirait un affreux carnage, sans aucun résultat utile; que le débouché était impossible puisque l’ennemi occupait déjà les barrières de la place et que ses canons étaient

PROTOCOLE

braqués sur les avenues étroites qui y conduisent. Ces deux officiers généraux se sont rendus à l’avis de la majorité. En conséquence, le conseil a déclaré au général en chef, qu’en présence de l’impuissance matérielle de prolonger la lutte, nous étions forcés d’accepter les conditions qui nous étaient imposées, tout sursis pouvant nous exposer à subir des conditions plus douloureuses encore.

« De Wimpffen. — A. Ducrot. — Général Lebrun. — F. Douay. — Général Forgeot. — Ch. Dejean. »

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