CONCLUSION
ville neutre, où leurs plénipotentiaires pussent régulariser les bases de paix arrêtées à Villafranca, en les formulant en traités définitifs.
Zurich, cité de la Suisse, a été cette ville.
C'est là que les plénipotentiaires de la France, de l'Autriche et du Piémont se sont réunis.
Ces plénipotentiaires ont rédigé trois traités, qui s'appellent les instruments de paix de Zurich, le premier entre la France et l'Autriche, le second entre la France et le Piémont, le troisième entre le Piémont et l'Autriche.
Le premier règle les conditions de la cession de la Lombardie à à la France.
Le second rétrocède cette même Lombardie au Piémont aux mêmes conditions.
Le troisième rétablit les relations de au et d'amitié entre l'Autriche etle Piémont.
Cette œuvre de régularisation est achevée. |
Mais il ne dépendait pas des contractants de Zurich de décider entre eux des questions complexes que comporte la réorganisation: de l'Italie, questions dans lesquelles des tiers sont directement intéressés.
Ainsi l'emperéur des Français et l'empereur d'Autriche ont stipulé la restauration de la dynastie de Lorraine à Florence : mais voici que la Toscane repousse énergiquement cette restauration.
Ainsi encore ces deux puissants souverains ont entendu que rien ne serait retranché des États de l'Église et qu’on se bornerait à solliciter du Pape des améliorations et des réformes dans
l'administration civile de ces États.
Mais voici également que les Romagnes entendent se soustraire à l’autorité temporelle du Souverain Pontife.
Voici enfin que toute l'Italie centrale réclame son annexion au Piémont, ce qui modifierait profondément l'équilibre européen et changerait ainsi les conditions d'existence de la confédération projetée dans l’entrevue de Villafranca.