Le 15e de dragons, fort de 350 chevaux
2. A Brunswick avec le sous -inspecteur aux revues Malraison.
s. Eu recevant à Wollmirstâdt le 28 vers 9 ou 10 heures du soir Tordre de se rendre en toute hâte avec sa brigade sur la route d'Helmstûdt, le général Guyot envoya ces 8 officiers avec quelques hommes bien montés en leur donnant l'ordre de le rejoindre sur la route d'Helmstâdt vers Erxleben.
4. De Wollmirstâdt à Gardelegen, 36 kil. — L'officier est arrivé à Gardelegeu pendant la nuit. Il a vu les feux soit pendant sa inarche, soil en sortant de Gardelegen. Quel chemin a-t-il suivi pour rejoindre le général Guyot? Sachant l'ennemi à Calvorde, il ne pouvait prendre la route directe de Garde-
de doute à ce fait qu'il a failli prendre le commissaire chargé de faire préparer les vivres de cette colonne à Gardelegen : on dit publiquement dans cette ville que cette colonne est celle conduite par le duc de Weimar, à laquelle se sont joints 1,800 autres Prussiens égarés.
Le même officier a rencontré également à Gardelegen l'ambassadeur de Darmstadt venant de Berlin, lequel lui a dit que l'armée prussienne dont les colonnes étaient séparées, passait l'Elbe à Tangermlinde sur des bateaux disposés à cet effet, sur lesquels il avait passé lui-même : cet ambassadeur ajoute que ce qui marche sur Berlin est également dans le plus grand désordre, qu'ils se dispersent et jettent leurs armes, même de l'autre côté de l'Elbe. Mais si on peut s'en rapporter à ce qu'ont reconnu et rapporté ces officiers, il ne peut rester aucun doute que la colonne que l'on cherche à atteindre se retire par Gardelegen et Neu-Haldensleben sur Tangermunde où elle passe l'Elbe.
Tons les renseignements que je vous transmets s'accordent parfaitement avec les ordres que vous me donnez de marcher sur Neu- Haldensleben qui est à 4 lieues de moi ; j'aurais exécuté cet ordre si, avant tout, je ne m'étais cru dans l'obligation d'attendre le rapport de mes reconnaissances qui ne sont point encore rentrées et qui ne peuvent être de retour avant la nuit. Dans les deux cas, je suis donc contraint à remettre mon départ ; mais si rien ne contredit les renseignements qui me sont* parvenus, je partirai demain à 3 heures du matin, et à la pointe du jour je serai en présence de l'ennemi \
Je dois vous observer que le commissaire qui a failli être enlevé à Gardelegen avait préparé des vivres 1° pour 1,800 hommes échappés de l'armée du général Blttcher ; 2° pour 15,000 hommes du duc de
legen à Brxleben par Galvorde et Flehrlingen, 39 kil. Il a dû prendre la roule par Neuhaldensleben, 44 kil. « Il rentre à l'instant », écrit le général Margaron. U n'est pas encore nuit, mais le général a déjà reçu les ordres portés cet après-midi par l'adjudant-commandant Lépreux. On peut supposer qu'il est environ 8 heures. — L'officier avait son cheval ou les chevaux de son détachement fatigués ; sa retraite a été longue. U avait fait au moins 80 kil. en 18 heures. — Telle est la reconnaissance de quelques hommes intelligents et bien montés qui passent partout, peuvent se cacher derrière un rocher, quelques arbustes, et s'ils sont poursuivis, ne sont obligés de s'attendre, car ils oui de meilleures jambes que ceux qui les poursuivent. (De Brack.)
l. C'est-à-dire qu'il sora à Neuhaldenslebeu. Le général Margaron fit une grosse faute en n'exécutant pas avant la fin du jour Tordre qu'il avait roçu à deux reprises de se porter à Neuhaldensleben. Puisque les reconnaissances n'étaient pas rentrées, puisqu'elles n'avaient pas envoyé de nouvelles, c'est qu'elles n'avaient pas trouvé l'ennemi. Un officier laissé à Erxleben les aurait fait rejoindre. Ce retard dans le mouvement de la cavalerie du 4e corps permit au duc de Weimar de passer l'Elbe sans âtre inquiété. — Le peu de sagacité du général Margaron lui coûta son commandement.
Weimar ; cette dernière précaution était prise et a été déclarée par les autorités du pays.
L'ambassadeur de Darmstadt n'a pu dire quel était le lieu que l'ennemi avait fixé pour son rassemblement de l'autre côté de l'Elbe.
LE MARÉCHAL «OULT AU GÉNÉRAL MARGAROH.
Hohen-Warsleben, Si octobre 1806.
D'après l'ordre que je vous ai adressé cet après-midi par l'adjudant-commandant Lépreux, je pense que la division que vous commandez se sera dirigée encore ce soir sur Haldensleben1, où elle aura pris poste en éclairant toujours les mouvements de l'ennemi ; si ce mouvement n'avait pas eu lieu, vous devriez le faire de suite afin que la troupe que vous commandez soit ainsi à hauteur du corps d'armée.
Je vous préviens que demain de grand matin le corps d'armée se mettra en marche pour se diriger sur Tangermiinde en passant par Wollmirstadt. Ce mouvement a pour but d'y prévenir l'ennemi ou de le forcer à combattre avant d'y arriver, s'il prenait lui-même cette direction, ou s'il arrêtait sa marche et prenait position en quelque lieu que ce fût. D'après ces dispositions que je vous fais connaître dans l'intention que vous régliez en conséquence vos mouvements, vous devrez avec la division de cavalerie légère, marcher toujours entre le corps d'armée et l'ennemi, et pour cet effet vous diriger de Haldensleben sur Letzlingen et de là sur Stendal '.
Je présume que, pendant que vous ferez cette marche, la colonne ennemie que vous avez aujourd'hui reconnue, cherchera à gagner de vitesse pour vous prévenir à Stendal ; peut-être même se voyant elle-même prévenue, elle voudra s'élever davantage et changera de direction pour aller passer l'Elbe au-dessous de Tangermiinde. E peut aussi arriver que lorsqu'elle apprendra que le débouché de Tangermiinde est intercepté, elle voudra forcer le passage et pouT cela combattre, ou qu'elle prendra position pour attendre qu'elle soit attaquée et rallier d'autres troupes encore éparses.
Quoi qu'elle fasse, vos partis doivent toujours être sur ses flancs, afin d'inquiéter sa marche, arrêter ses mouvements, lui enlever même du monde et pour que nous soyons toujours instruits de sa force, détachements, dispositions, et des moindres changements de direction qu'elle pourrait faire.