‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 227 sur 412 · LE MAJOR GÉNÉRAL A M. DE THIARD · texte numérisé non relu

LE MAJOR GÉNÉRAL A M. DE THIARD

Berlin, S8 octobre 1806.

J'ai mis sous les yeux de l'Empereur la lettre que vous m'avez écrite2. S. M. n'a pas été satisfaite de la comparaison que vous faites des alliés avec nos ennemis ; elle a vu avec peine qu'on faisait sentir aux alliés qu'ils n'avaient combattu ni à Austerlitz ni dans cette campagne; son intention est tout-à-fait opposée : S. M. cherche, au contraire, à les allier à tous ses succès et à leur faire partager sa gloire ; c'est par là qu'il acquiert leur amitié et surtout leur confiance; autrefois on n'avait pas d'alliés parce qu'on suivait un système opposé. S. M. est très-fâchée que vous n'ayez pas donné de souliers aux Bavarois ; faites-leur en distribuer en gratification ; en général l'Empereur veut que les Bavarois soient traités comme les Français, ainsi que les autres alliés, et qu'on procure aux officiers et aux soldats toutes les douceurs possibles, et la Saxe et la Prusse en fournissent les moyens.

Vous ne pouvez point avoir de gendarmes français ; faites faire la police par des Saxons. Je vous envoie 2 officiers d'état-major ; je vous adresse également 6,000 francs pour vos dépenses.

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