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LE MARÉCHAL LEFEBVRE AU GÉNÉRAL HULLIN

Berlin, 28 octobre 1806.

Mon cher Général, je vous préviens que S. A. le Major général de l'armée vient de m'envoyer son aide de camp Colbert pour m'annoncerque le 28e régiment d'infanterie légère l

auprès du général Bourcier et à l'adjudant-co m mandant Senilhac de se rendre auprès de M. le maréchal Bernadotte.

Plus tard, au lieu de prendre la forme de lettre, le chef d'élat-major général du Major général lui soumit les questions sous la forme d'un rapport :

Rapport à S. A. S. le prince Major générai, de môme que le Major général pour prendre les ordres de l'Empereur lui présentait un Rapport . — Il existe pendant la campagne de 18 13 un assez grand nombre de rapports do ce genre du général de division Monthion, chef d'élal-major du Major général.

1. Happorî sur la mission de M. Danloup-Verdun, capitaine adjoint à fêtai» major général, envoyé au-devant du *8« régiment d'infanterie légère.

Je suis parti (do Halle) le 20 à midi pour me diriger sur la route de Bamborg* Arrivé à Iéna la nuit, je ne trouvai point le régiment; présumant qu'il ne forait aucun mouvement la nuit, je fus à Roda où j'appris qu'il était parti la veille, ce qui me mil beaucoup dans l'embarras; je pris la route de Weimar espérant lo rencontrer. Môme chance qu'à Iéna. Je retournai à Iéna où le malin, cherchant à m 'orienter avec le commandant de la place, il vint un sergent de ce corps qui accompagnait les équipages et qui cherchait son régiment qu'il avait quille la veille ; à force de questions sur la position où il avait quitté le régiment, je me dirigeai sur ce point et j'aperçus dans les traverses plusieurs militaires qui regagnaient la grande roule. Je fus à eux et leur de-

serait attaché au corps de la Garde sous mon commandement et qu'il devait être logé et traité à Berlin comme elle. Veuillez, je vous prie, donner les ordres nécessaires à ce sujet. — Je vous salue bien amicalement.

LE MARÉCHAL MORTIER A L'EMPEREUR

Fulde, 38 octobre 1806.

Un aide de camp du roi de Hollande m'a apporté hier des dépêches de sa part. L'avant-garde de S. M. s'est mise en marche et doit être rendue le 29 à Paderborn. Ce mouvement coïncidera avec le mien et le 31 les deux corps seront à hauteur de Cassel.

Le prince d'Orange Fulde n'avait point emmené de ses troupes à l'armée du roi de Prusse. J'ai trouvé ici un fort beau bataillon de 600 hommes. Je viens de le faire désarmer et casser ; j'envoie les fusils qui paraissent bons à Mayence : je fais mettre le séquestre à Fulde sur toutes les caisses publiques (celles des pauvres et des orphelins exceptées). Je fais biffer les armes du Prince et j'ordonne à la régence d'administrer son pays en votre nom. J'aurai l'honneur d'envoyer à V. M. l'état du montant de ces caisses aussitôt qu'il sera fait; elles produiront par aperçu environ 60,000 francs; je

mandai le régiment qu'ils me dirent venir d'arriver. Je trouvai le colonel et lui remis son ordre et il se dirigea pour venir coucher le 21 à Naumburg et le 29 à Halle pour toujours joindre le quartier général partout où il serait le plus tôt possible.

Le régiment csl fort de 1,600 hommes et bien armés, mais manquant de capotes. (Voir Iéna, page 393.)

A 3 lieues de Merseburg j'ai rencontré 2 bataillons, le 1er formé du 84°, 63», 57e et 40e; le second du 4e, 24e, 88° et 103°. La force de chacun do ces bataillons formés à Strasbourg était de 500 hommes, mais les traînards et malingres les ont réduits à 900. 2 autres de formation semblable venaient derrière à 2 journées do marche.

Les 2 autres bataillons étaient composés l'un de détachements du 96e, 123 hommes; — du 100e, 12 hommes ; — du 3e de ligne, 83 hommes ; — du 105e, 83 hommes; rapport de la place de Berlin du 28 au 29, et revue de l'Emporeur du 30; — l'autre bataillon des 650 nommas d'infanterie légère. Voir le rapport du 27 du général Maçon au Major général, page 411.

Ainsi sont reconstitués les 4 bataillons formas à Strasbourg par le général Rapp (Iéna, pages 181 et 184), et dont je n'ai pas trouvé les états de situation.

ferai payer de suite un à-compte de solde aux 3 régiments sous mes ordres, ces corps ayant beaucoup dépensé pour venir de Paris à Mayence.

J'ai aussi trouvé ici 16 hussards faisant le service de gendarmerie et maintenant la police dans le pays ; je les ai laissé exister.

Le général Lacombe Saint-Michel n'est point encore arrivé.

LE GÉNÉRAL CLARKE A L'EMPEREUR

Erfurt, 28 octobre 1806.

Malgré la faiblesse de la garnison d'Erfurt et le nombre de convois de blessés et de prisonniers que je suis obligé de faire partir sous escorte chaque jour, je ferai partir pour Wittenberg le 30 octobre le 14° régiment d'infanterie. Les détachements que ce corps a fournis pour les escortes, le rejoindront ensuite. Ils s'élèvent à 540 hommes environ.

Ne pedt-on pas faire filer vers Mayence les canons prussiens dont les affûts sont trop lourds pour notre service ? Ils encombrent la citadelle. Je parle de ceux qui ont été pris dans les environs de Weimar et d'Iéna. J'en ai déjà 160 pièces outre celles qui servent à l'armement de la citadelle d'Erfurt. Les pièces saxonnes ont des affûts plus légers. On pourrait embarquer les pièces prussiennes sur le Mayn.

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