‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 248 sur 412 · Dépêche de l'Empereur du 28 octobre, page · texte numérisé non relu

Dépêche de l'Empereur du 28 octobre, page

Les demandes ont été pour Leipzig j

de 300,000 aunes.) 575,000 aunes.

Les demandes ont été pour Berlin de 275,000 \

Leipzig peut en livrer dès à présent. 55 ,000 Et dans un délai qui n'est pas déterminé 28,571 } 129,284

Berlin peut en livrer dès à présent. 17,142

Et dans un délai de 15 jours. . . 28,571

Ainsi les quantités non fournies s'élèveraient à. . 445,716 aunes.

Si on traitait avec eux pour le rachat de cette fourniture à 8 fr. par aune, il résulterait un versement à la caisse de l'armée de 3,565,728 fr.

On propose d'entreprendre cette négociation attendu l'impossibilité d'obtenir les 250,000 capotes demandées en nature.

L'armée était partie sans capotes ou avec des capotes usées * (ce qui est une nouvelle preuve que l'Empereur ne s'attendait pas à la guerre). Cette situation était certainement très-défectueuse, mais quel remède y apporter, sinon de réquisitionner des draps et de faire confectionner sur place aux frais du vaincu? Faire venir des capotes de France on 1806 avec les transports par voiture, c'est vouloir que l'armée reste nue tout l'hiver. D'ailleurs il n'y a pas de capotes dans les dépôts en France ; il faudrait donc fournir du drap aux dépôts et faire confectionner ! — Même avec de l'argent les corps ne peuvent rien se procurer pendant la guerre. C'est au Commandant en chef à pourvoir à tous les besoins des troupes, à lui de frapper les réquisitions, à lui d'en faire la répartition sur toutes les villes, en raison de leurs ressources et de leur population.

1. En 1792 il fut délivré pour la première fois des capotes à l'armée de Belgique. Jusqu'en Tan XII beaucoup de corps n'avaient pas de capotes. L'usage, à cette époque, n'en était pas général, puisque, le 26 thermidor an XII, l'Empereur disait que l'armée en réclamait l'adoption. On en donna pendant la campagne de l'an XIV ; mais les troupes ne semblaient pas les conserver constamment avec elles, car le 32*, de la division Dupont, qui devait aller tenir garnison à Paris à la fin de l'année 1806, avait envoyé les siennes directement sur ce point au mois de juillet ; il partit donc pour la campagne de Prusse sans capotes Ce régiment n'avait du reste ni marmites, ni gamelles, ni bidons, ni fonds pour s'en procurer. Le 9e léger de la même division était dans le même état. (Rapport du 4 octobre 1806. Voir Iéna, page 312.) Aussi le maréchal Beruadotte, sans môme attendre les ordres de l'Empereur, avait-il frappé le '18 octobre une réquisition de 2,ooo capotes pour vôtir la division Dupont. (V. page 124.)

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