‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 268 sur 412 · e corps, ire division · texte numérisé non relu

e corps, ire division

dans la ville, 160 pièces de canon sur les remparts. Une colonne de 7,000 hommes a mis bas les armes le 29. Faites passer cette lettre 1 au prince Primat.

L EMPEREUR AU ROI DE HOLLANDE

Berlin, 81 octobre 1806.

Par votre lettre je vois que vous serez le 29 à Paderborn. Ainsi au 1er novembre vous aurez été à Gflttingen. Le maréchal Mortier vous aura demandé une division de votre armée pour l'aider à prendre possession de Cassel ; mais j'espère que cette division aura à peine eu le temps d'arriver jusqu'à Cassel, puisque, une fois le prince éloigné et les premières milices éloignées, tout sera fini. Je suppose donc que le 5 novembre votre division sera de retour. Comme la mission contre Cassel est peu délicate, j'imagine que vous ne vous en serez pas chargé en personne. Partez le plus tôt possible pour le Hanovre et pour prendre possession de l'électorat. Je vous ai dit de prendre le 22e de ligne afin d'avoir 3 bons régiments français. Le maréchal Mortier viendra vous joindre en Hanovre aussitôt que je connaîtrai l'état des choses. Le maréchal Mortier a 10,000 hommes et vous 12,000 ; vous aurez ainsi 22,000 hommes ; ce sera beaucoup plus qu'il ne vous faut pour l'armée de Hanovre. D'ailleurs je ne vous laisserai jamais seul. Hameln et Nienburg ne tarderont pas à se rendre quand ils sauront les désastres de leur patrie. Mettez devant un petit corps d'observation, sans les bloquer, pour les empêcher de faire des courses dans le pays. Rendezvous maître de tout l'électorat. Correspondez souvent avec moi et envoyez-moi des états de situation. Si vous avez des hommes à pied en Hollande, faites-les venir en Hanovre où vous les monterez par des réquisitions.

Du moment que vous serez en Hanovre, mettez-vous en correspondance avec le maréchal Ney, qui bloque Magde-

l. Lettre du 80 octobre. Voir page 544.

burg, et avec le général que j'ai nommé gouverneur de Brunswick ; ils ne se trouvent qu'à 2 petites journées de Hanovre.

LE MARÉCHAL AUGEREAU AU GÉNÉRAL DUROBXBL, A XEU8TADT-EBRRWALD.

Bellevue, si octobre 1806.

Je vous félicite encore de votre activité, mon cher Général ; un détachement du 105e, composé de 105 hommes et 1 capitaine, va partir pour aller an- devant du convoi de bateaux que vous avez expédié sur Spandau. Une partie sera mise à bord, l'autre partie escortera en longeant le canal. Votre observation à cet égard est sage.

J'envoie à S. À. le Major général l'état de vos prises ; il en disposera comme il le jugera convenable ; je lui demande aussi ses ordres sur la situation à donner au peu de fonds que vous avez trouvé dans les caisses publiques.

Il n'est pas à présumer que l'ennemi dans la situation présente où il est réduit, ose rien tenter contre nous. Cependant vous devez rester où vous êtes jusqu'à ce que je vous aie transmis les ordres de S. A. le Major général.

LE MARÉCHAL AUGEREAU AU MAJOR GÉNÉRAL

Bellevue, 81 octobre 1806.

Le général Durosnel me mande que le canal se trouvant balayé jusqu'à l'Oder, il a fait rentrer l'escadron qu'il avait détaché à Oderberg, parce qu'il était exposé à un coup de main si l'ennemi informé du petit nombre d'hommes qui se trouvaient dans ce pays envoyait un parti sur lui. U ajoute qu'il n'est pas dans un pays à pouvoir agir, beaucoup de boi6 et de marais et pas un terrain à pouvoir manœuvrer. J'ai l'honneur de prier V. A. de me faire connaître ce que je dois ultérieurement prescrire au général Durosnel actuellement que le principal objet de sa mission se trouve rempli.

LE CHEF d'e&CADBON DEJBAK AU GÉNÉRAL BELLIAED.

Stolzenburg, 31 octobre 1806.

Conformément aux ordres du général Roget, je suis parti du bivouac du régiment à 11 heures du soir pour faire une reconnaissauce avec un escadron sur la route de Strasburg ' . Je suis passé successivement dans les villages de Klein et Gross-Luckow où je n'ai pu avoir aucun renseignement sur l'ennemi. On n'avait vu aucune troupe depuis 3 jours. Arrivé à celui de Wismar, mes éelaireurs de droite sont venus me rendre compte qu'ils avaient aperçu plusieurs hommes à cheval qui avaient l'air d'être en vedette et qui se retiraient. Je me suis mis en bataille et je les ai fait reconnaître de plus près, mais ils ont pris la fuite sur la droite ; n'ayant pas jugé convenable de les poursuivre puisque cela m'éloignait de ma destination, j'ai continué ma route sur Strasburg. A Wismar je n'ai pu eu apprendre davantage que dans les premiers villages. — Arrivé devant Strasburg j'ai envoyé mon avant-garde dans la ville et je me suis fait amener le bailli. Je n'en ai pu tirer aucun renseignement ; il n'avait pas passé de troupes prussiennes depuis 3 jours, et depuis ce temps il y a eu tous les jours des Français dans la ville ; encore cette nuit il y a les équipages d'un régiment d'infanterie '•

LE GÉNÉRAL BELLIAED AU GÉNÉRAL GROUOHY.

Pasewalk, si octobre 1806, 2 heures du malin.

Le Prince ordonne que vous partiez à Ç heures du matin pour vous porter sur Friedland avec votre division ' ; vous prendrez position et vous attendrez de nouveaux ordres du Prince ; aussitôt votre arrivée envoyez des petits partis battre la campagne ; ils devront être commandés par des officiers ayant un trompette ; ils sommeront de se rendre toutes les troupes ennemies qu'ils rencontreront ; si vous entriez en arrangement avec quelques régiments ou colonnes, il ne faut pas faire de capitulation par écrit ; il sera dit seulement qu'ils déposeront les armes, seront prisonniers de guerre et renvoyés en

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