NAPOLÉON
l'empereur AU GÉNÉRAL DEJEAN.
Berlin, si octobre 1806.
Tous les colonels des régiments de grosse cavalerie me rendent compte qu'ils n'ont pas reçu d'ordres pour la formation de leurs 5" escadrons; cela devient cependant bien pressant. Le bataillon du train qui est à Douai1, n'a plus besoin d'acheter ses chevaux. Envoyez-moi les hommes sans chevaux. J'en ai autant que je veux ; il ne me manque que des hommes pour les conduire. Envoyez-moi le plus d'hommes de cavalerie à pied que vous pourrez, en laissant cependant quelques hommes aux dépôts pour recevoir les chevaux dont les marchés sont passés. J'ai fait venir les 4 régiments de cuirassiers que j'ai en Italie, par Inspftlck, en laissant leur 4* escadron en Italie ; il faut que leur 5* escadron soit aussi formé pour un complet de 797 chevaux. Les régiments de dragons doivent être portés au complet de 628 chevaux ; cela ne vous coûtera rien, car les dragons à pied que j'avais ici sont déjà montés et armés avec les chevaux, selles et sabres des Prussiens. Les chasseurs et les hussards doivent être aussi complétés à 828 chevaux. Malgré la grande quantité de chevaux que j'ai, comme beaucoup meurent et qu'il s'en fait une grande consommation, je désire que les marchés qui ont été passés jusqu'à cette heure aient leur effet.