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Ces états n'existent plus

i. Le 4 novembre il n'y avait plus de dragons à pied à Spandau, mais il y avait encore à Spandau môme et aux environs un assez grand nombre de petits dépôts de cavalerie. (Situation du général Corbineau.) Tous ces petits dépôts étalent composés des chevaux blessés et des hommes malingres des régiments. Ces chiffres ne sont donc pas dépourvus d'intérêt après une campagne de 80 jours.

5* de hussards 14 hommes. 10 chevaux.

S* de dragons 8 — i —

Dépôts des 17*, 18e, 19*, 87e, 85e de dragons arrivés le 4 novembre, 68 hommes, 158 chevaux. Les petils dépôts de la 8* division de grosse cavalerie cantonnés à Dobritz et Seeburg, du 6* de dragons à Staaken, du 88* à Olienike, des 5* et 18* à Kladow, n'avaient pas envoyé leur situation.

dans peu de temps vous aurez 4,000 chevaux. Faites recueillir les chevaux et les selles que nos gens ont eu la négligence de laisser à la disposition des baillis.

Je donne Tordre que les petits dépôts qui sont à Spandau et à Wittenberg se réunissent tous à Potsdam, et je désire que vous y restiez quelque temps pour cette inspection. Les écuries de Potsdam me paraissent nécessaires pour un si grand dépôt.

Je désire que vous surveilliez la fabrication des 1 ,000 selles que j'ai ordonnée à Berlin. Il y a dans les magasins des bois, des mors, etc. Je voudrais que vous puissiez faire faire 1,000 selles par les ouvriers de Potsdam. Vous feriez prendre ici les effets dont vous auriez besoin.

Mettez du soin à ces objets, et envoyez-moi des rapports afin que je puisse ordonner les mouvements et éviter aux hommes des fatigues inutiles. Il y a encore à Dessau 500 chevaux d'un régiment saxon ; envoyez-y un aide de camp en poste pour les faire venir avec les sabres et les selles. Le prince de Dessau se chargera de donner les hommes pour les conduire.

Vous avez bien fait d'envoyer des souliers pour prendre les bottes de la cavalerie qui est passée ; mais beaucoup passera encore. Il y a 1,200 hommes d'artillerie à cheval qui vont passer à Spandau et qui mènent eux-mêmes leurs chevaux. Ainsi il y a possibilité d'avoir beaucoup de chevaux ; j'en ai d'ailleurs fait demander à Dresde. Il y a 4,000 hommes de différentes armes qui, partis de Mayence, sont à Wtirzburg et se rendront à Potsdam.

LE MAJOR GENERAL AU GÉNÉRAL BOURCIER

Berlin, 4 novembre 1806.

Je vous envoie le rapport du maréchal Bessières sur un magasin de harnachement et équipement ; il en résulte que, suivant l'opinion de M. le Maréchal, moyennant un louis, on peut, en employant ce qui est dans le magasin, faire de bonnes et belles selles.

L'Empereur ordonne que vous soyez chargé de tous ces objets et que vous fassiez distribuer aux dragons à pied tout ce qui leur sera utile pour être montés et équipés.

Vous êtes autorisé à passer un marché à un louis par selle ou au prix que vous jugerez convenable. Il est donc utile qu'à cet effet vous veniez passer un moment à Berlin pour voir les magasins.

Je préviens M. l'Intendant général de l'autorisation que je vous donne.

Dans tout ce que vous ferez distribuer, vous établirez l'ordre et la forme de comptabilité ordinaires.

Vous ne m'avez pas rendu compte des 1,600 chevaux sellés et bridés qui vous ont été livrés par le général Oudinot.

LE GÉNÉRAL BOURCIER A L'EMPEREUR

Potsdam, 4 novembre 1806.

Je m'empresse d'avoir l'honneur d'adresser à V. M. l'état de situation du grand dépôt de Potsdam en hommes, chevaux, selles et armes, conformément aux ordres de V. M.

Le général Beaumont m'a mandé que les cavaliers prisonniers étaient de la première colonne et avaient couché la nuit dernière à Treuenbritzen à 8 lieues d'ici. J'ai fait partir une voiture et quelques sous-officiers avec 230 paires de souliers pour être échangées contre leurs bottes ; c'est tout ce que j'ai pu rassembler en souliers, encore avec beaucoup de difficultés. Les marches que viennent de faire les dragons ont usé leurs souliers en majeure partie, ce qui les réduit à une paire.

J'adresse à M. le maréchal Bessières l'état de ce qui me manque en selles, brides, licols, étriers et éperons, etc.

V. M. peut être assurée que j'emploierai tout mon zèle et mes moyens pour remplir ses intentions et envoyer à Berlin les 1,000 dragons qu'elle demande dans le délai qu'elle a fixé»

Quoiqu'il eût fait courir après la première colonne de prisonniers ,

OAMF. DB FRUMB. II. 45

le général Bourcier ne put faire changer que 250 paires de bottes environ. La plupart des cavaliers prisonniers avaient déjà soit jeté leurs bottes pour prendre des souliers, soit coupé les tiges pour marcher plus aisément. Le général Corbineau ne trouvait toujours pas à Spandau le bateau chargé de bottes.

ORDRE DU JOUR

Quartier général impérial, Berlin, 4 novembre I80fi.

S. M. réitère Tordre que tous les petits dépôts de toutes les armes de cavalerie se réunissent à Potsdam sous l'inspection du général de division Bourcier. Tous les chevaux blessés, tous les hommes à pied des armes de cavalerie, chasseurs, hussards et dragons, se rendront aussi à Potsdam. Là seront formés des ateliers par régiment pour tout ce qui est relatif au rétablissement de la cavalerie. Les généraux, les colonels, les commandants de place, dirigeront tous les chevaux blessés et tous les hommes de cavalerie à pied à Potsdam. Ainsi tous les petits dépôts de cavalerie de Wtirzburg, Forehheim, Kronach, Baireuth, Erfurt, Wittenberg et enfin de tout autre lieu seront supprimés.

Désormais tous les dépôts restés à Kronach, Erfurt, Wtirzburg, Wittenberg et Forehheim prendront la direction suivante :

Tout ce qui appartient aux 1er et 5e corps sera dirigé sur Stettin ;

Tout ce qui appartient aux 3e et 7e corps sera dirigé sur Ktistrin ;

Tout ce qui appartient aux 4e et 6e corps sera dirigé sur Spandau.

Les généraux commandant les corps d'armée et les commandants de place donneront les ordres en conséquence.

Le dépôt général de Tartillerie sera à Spandau.

Les commandants qui après la réception du présent ordre continueraient à garder les dépôts dans leur place seront mis à Tordre de Tannée.

Les hommes isolés et les détachements seront dirigés sur le dépôt de leur corps d'armée1.

L'Empereur ordonne qu'il soit payé un mois de solde à l'armée.

Les payeurs des l*r et 5* corps et des divisions de la réserve de cavalerie d'Hautpoul, Klein, Sahuc et Ghrouchy, se présenteront à Stettin où ils recevront des fonds *.

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